Les produits structurés, un outil de diversification Comment utiliser les produits structurés au sein d’une allocation ?

Contenu mis à jour le 16 juillet 2026
Contenu mis à jour le 16 juillet 2026

Les produits structurés sont des placements financiers construits sur mesure, dont le rendement dépend de l’évolution d’un actif sous-jacent selon une formule définie à l’avance. Ils peuvent être indexés sur un indice boursier, une action, un panier d’actions, un taux ou un fonds.

Ils sont souvent présentés comme une alternative aux placements dynamiques de type actions ou obligations. Leur objectif est de proposer un couple rendement / risque défini dès l’origine : l’investisseur connaît les conditions de remboursement, le niveau des coupons conditionnels, la durée maximale du produit, les seuils de protection et les scénarios défavorables.

Conçus dans un cadre réglementé par l'AMF et l'ACPR, les produits structurés associent généralement une composante obligataire et une composante optionnelle.

  • La première permet de construire le mécanisme de remboursement ou de protection du capital.
  • La seconde permet d’indexer la performance du produit sur un ou plusieurs sous-jacents.

Ils peuvent donc jouer un rôle dans une allocation patrimoniale diversifiée, à condition d’en comprendre précisément le fonctionnement et d’adapter la construction du produit au profil rendement / risque de l'investisseur. Un produit structuré n’est pas un placement garanti par nature. La protection du capital est souvent conditionnelle, valable uniquement à l’échéance et dépendante de l’absence de défaut de l’émetteur. En cas de scénario défavorable, l’investisseur peut subir une perte partielle ou totale du capital investi.

L’enjeu n’est donc pas de considérer les produits structurés comme une solution de rendement automatique, mais comme un outil de diversification à sélectionner avec méthode, en fonction du profil investisseur, de l’horizon de placement, du niveau de risque accepté et de la place du produit dans le patrimoine global.

Qu’est-ce qu’un produit structuré ?

Un produit structuré est un instrument financier dont les conditions de rendement et de remboursement liées à un moteur de performance sont déterminées à l’avance.

Contrairement à un fonds classique, dont la valeur évolue directement en fonction des actifs détenus, un produit structuré repose sur une formule contractuelle. Cette formule précise :

  • le sous-jacent de référence ;
  • la durée maximale du produit ;
  • les dates d’observation ;
  • les conditions de remboursement anticipé ;
  • les conditions de versement des coupons ;
  • le niveau de protection du capital ;
  • la barrière de perte en capital (pour une formule non garantie en capital);
  • les scénarios de remboursement à l’échéance ;
  • les frais et coûts intégrés ;
  • le risque lié à l’émetteur.

Le rendement d’un produit structuré n’est donc pas linéaire. Il ne dépend pas uniquement de la hausse ou de la baisse du marché, mais de la manière dont le sous-jacent se comporte par rapport aux seuils définis dans la formule.

Un produit peut par exemple prévoir le versement d’un coupon si le sous-jacent reste au-dessus d’un certain niveau à une date donnée. Il peut aussi prévoir un remboursement anticipé si le sous-jacent dépasse un seuil prédéfini lors d’une date d’observation. À l’inverse, si le sous-jacent franchit une barrière défavorable à l’échéance, le capital peut être amputé.

Quels sont les objectifs d’un produit structuré ?

Les produits structurés peuvent répondre à plusieurs objectifs patrimoniaux.

Rechercher un rendement potentiel

Ils peuvent permettre de rechercher un rendement potentiel dans un environnement de marché incertain, en fixant à l’avance les conditions de gain et de remboursement.

Exposer une partie du capital

Ils peuvent aussi permettre d’exposer une partie du patrimoine à un marché actions, obligataire ou indiciel, tout en intégrant une protection partielle ou conditionnelle du capital.

Diversifier une allocation

Ils peuvent également être utilisés pour diversifier une allocation, notamment lorsqu’un investisseur souhaite compléter des supports traditionnels comme les fonds en euros, les unités de compte avec les obligations, les fonds actions et les fonds obligataires datés ou les supports immobiliers.

Quels sont les atouts d’un produit structuré ?

Les produits structurés peuvent notamment viser :

  • un potentiel de rendement supérieur à celui de certains placements prudents ;
  • une exposition à un sous-jacent spécifique ;
  • un mécanisme de remboursement anticipé ;
  • le versement de coupons conditionnels ;
  • une protection partielle ou totale du capital à l’échéance ;
  • une diversification par rapport aux marchés actions ou obligataires traditionnels ;
  • une adaptation à un contexte de taux ou de volatilité donné.

Leur intérêt dépend toutefois du contexte de marché au moment de la structuration. Le niveau des taux, la volatilité des marchés, les dividendes attendus, la qualité de l’émetteur et le choix du sous-jacent influencent directement les conditions proposées.

Un produit structuré doit être évalué au-delà de son potentiel de performance. L’analyse des conditions précises du produit, des scénarios défavorables et des risques réellement supportés est indispensable.

Un produit structuré fonctionne selon une formule définie dès la souscription, reposant généralement sur trois éléments :

  1. un sous-jacent ;
  2. une durée d’investissement ;
  3. des conditions de remboursement et de rendement.

Le sous-jacent peut être un indice boursier, une action, un panier de valeurs, un indice thématique ou un taux. La durée maximale est connue dès le départ, mais la durée réelle peut être plus courte si le produit prévoit un mécanisme de remboursement anticipé.

Les dates d’observation permettent de vérifier si les conditions de remboursement ou de coupon sont remplies. Si le sous-jacent respecte les seuils prévus, le produit peut verser un coupon ou être remboursé par anticipation. Si les conditions ne sont pas remplies, le produit se poursuit jusqu’à la date d’observation suivante ou jusqu’à l’échéance.

À l’échéance, plusieurs scénarios sont possibles et leur lecture est indispensable avant toute souscription :

  • le sous-jacent est au-dessus du seuil de paiement de coupon : le capital est remboursé avec coupon selon la formule ;
  • le sous-jacent est en baisse modérée mais reste au-dessus de la barrière de protection : le capital peut être remboursé selon les conditions prévues ;
  • le sous-jacent est en forte baisse et franchit la barrière de protection : l’investisseur subit une perte en capital ;
  • l’émetteur fait défaut : l’investisseur peut ne pas récupérer son capital, même si le sous-jacent n’a pas baissé sous la barrière de protection. 
Le fonctionnement des produits structurés

Les produits structurés autocall sont aujourd’hui parmi les formes les plus répandues.

Un produit structuré autocall prévoit un mécanisme de remboursement automatique anticipé lorsque le sous-jacent atteint ou dépasse un niveau prédéfini à une date d’observation. Dans ce cas, le produit est remboursé avant son échéance maximale, généralement avec le versement d’un gain ou d’un coupon prévu par la formule.

Exemple simplifié :

Un produit structuré est indexé sur un indice de marché. Chaque année, à une date d’observation, on compare le niveau de l’indice à son niveau initial. Si l’indice est supérieur ou égal à un seuil défini, le produit est automatiquement remboursé et l’investisseur perçoit le coupon prévu. Si la condition n’est pas remplie, le produit continue jusqu’à la prochaine date d’observation.

Ce fonctionnement peut être intéressant lorsque le marché progresse, reste stable ou baisse modérément. En revanche, si le marché baisse fortement, le produit peut aller jusqu’à son échéance et exposer l’investisseur à une perte en capital si la barrière de protection est franchie.

L’une des spécificités d’un produit structuré autocall réside dans l’incertitude de sa durée réelle d’investissement. Selon l’évolution du sous-jacent, il peut être remboursé par anticipation ou être conservé jusqu’à son échéance maximale.

Les produits structurés autocall

Qu’est-ce qu’un sous-jacent ?

Le sous-jacent est l’actif sur lequel est indexée la performance du produit structuré. Il peut s’agir :

  • d’un indice actions de référence, comme le CAC 40 ;
  • d’une action ;
  • d’un panier d’actions ;
  • d’un indice sectoriel ;
  • d’un indice thématique ;
  • d’un taux d’intérêt ;
  • d’un fonds.

Le choix du sous-jacent est déterminant. Son évolution conditionne les mécanismes de performance ainsi que les risques auxquels l’investisseur est exposé. Un produit structuré indexé sur un indice diversifié ne présente pas le même profil qu’un produit indexé sur une seule action.

Il faut donc analyser :

  • la nature du sous-jacent ;
  • sa volatilité ;
  • sa diversification ;
  • son historique ;
  • sa méthode de calcul ;
  • l’existence éventuelle d’un décrément (dividende synthétique) ;
  • sa cohérence avec l’objectif patrimonial de l’investisseur.

Qu’est-ce qu’un indice à décrément ?

Certains produits structurés sont indexés sur des indices dits “à décrément”.

Un indice à décrément est généralement construit à partir d’un indice avec dividendes réinvestis, auquel on retranche chaque année un montant prédéterminé, exprimé en points ou en pourcentage. Ce mécanisme peut avoir un impact significatif sur la performance observée du sous-jacent comparé à l’indice qui détache le vrai dividende réalisé.

Pour l’investisseur, ce point est essentiel, car un indice à décrément peut évoluer différemment d’un indice classique. À marché équivalent, le décrément peut peser sur la progression de l’indice de référence utilisé par le produit.

Reconnaître le nom d’un indice ou d’un secteur ne suffit pas. La méthode de calcul du sous-jacent doit être analysée avec attention, car elle influence directement le comportement du produit.

Les questions à se poser sont simples :

  • le sous-jacent est-il un indice classique ou un indice personnalisé ?
  • comporte-t-il un décrément ?
  • quel est le niveau du décrément ?
  • le décrément est-il exprimé en points ou en pourcentage ?
  • combien représente le décrément en fonction du niveau actuel de l’indice ?
  • le fonctionnement est-il clairement expliqué dans la documentation ?

Pour bien comprendre un produit structuré, il faut que ces paramètres soient bien définis dans la documentation commerciale.

Quelle différence entre la garantie du capital et la protection du capital ?

La différence entre garantie et protection du capital est centrale.

La garantie du capital

La garantie du capital signifie que l’investisseur récupère son capital initial* à l’échéance, hors frais et fiscalité, sauf défaut de l’émetteur ou du garant de la formule. Cette garantie ne s’applique généralement que si le produit est conservé jusqu’au terme prévu.

La protection du capital

La notion de protection du capital est différente. Elle signifie que le capital initial* est protégé seulement jusqu’à un certain niveau de baisse du sous-jacent préalablement prédéterminé dans le mécanisme du produit. En deçà de ce seuil, l’investisseur subit une perte en capital proportionnelle à la baisse du sous-jacent. La perte en capital peut être partielle ou totale.

Exemple simplifié :

Un produit prévoit une protection du capital tant que l’indice ne baisse pas de plus de 40 % à l’échéance. Si l’indice baisse de 25 %, le capital est remboursé selon la formule. Si l’indice baisse de 50 %, l’investisseur subit une perte proportionnelle de 50 % de son capital initial selon les modalités prévues.

La protection du capital est donc conditionnelle. Elle ne doit pas être confondue avec une garantie absolue.

Il est important de souligner que ces deux mécanismes ne s’appliquent pas si l’investisseur revend ses titres avant la date de remboursement prévue. En cas de sortie anticipée à l’initiative de l’investisseur, la valeur de revente dépend des conditions de marché au moment de la sortie. Une perte peut alors être constatée, même si le produit prévoit une protection à terme.

*Hors frais éventuels et prélèvements sociaux et fiscaux applicables au cadre de l'investissement ; sauf faillite ou défaut de paiement de l'Émetteur et du Garant de la formule.

Quels sont les principaux risques d’un produit structuré ?

Avant d’investir, il est indispensable d’appréhender les principaux risques associés aux produits structurés.

Le risque de perte en capital

La protection du capital peut être conditionnelle. Si le sous-jacent franchit une barrière défavorable, l’investisseur peut perdre une partie, voire la totalité, du capital investi.

Le risque lié au sous-jacent

La performance du produit dépend de l’évolution du sous-jacent. Une action unique, un panier concentré ou un indice spécifique peut présenter un niveau de risque élevé.

Le risque de liquidité

Le produit est conçu pour être conservé jusqu’à son échéance ou jusqu’à son remboursement automatique. Une sortie anticipée peut se faire dans des conditions défavorables.

Le risque de marché

La valeur du produit en cours de vie peut fluctuer en fonction des taux, de la volatilité, du niveau du sous-jacent, du temps restant jusqu’à l’échéance et de la perception du risque de crédit de l’émetteur.

Le risque émetteur

Un produit structuré expose l’investisseur au risque de défaut de l’émetteur. Si l’émetteur n’est plus en mesure d’honorer ses engagements, le remboursement peut être compromis.

Le risque de complexité

Les conditions de remboursement, de coupon, de barrière, de rappel anticipé et de sous-jacent peuvent être difficiles à appréhender. L’investisseur doit être capable de comprendre les scénarios avant d’investir.

Le risque de rendement plafonné

En contrepartie de la protection conditionnelle du capital ou du versement de coupons, le gain potentiel peut être plafonné. Si le sous-jacent progresse fortement, l’investisseur ne captera pas nécessairement toute cette hausse.

Quel est le rôle de l’émetteur et du distributeur ?

L’émetteur est l’établissement financier qui conçoit et émet le produit structuré. Il s’engage à respecter la formule de remboursement prévue, sous réserve de sa propre solvabilité.

Le distributeur est l’intermédiaire qui propose le produit à l’investisseur. Il peut s’agir d’un conseiller en gestion de patrimoine, d’une banque, d’un courtier, d’une plateforme, d’un assureur ou d’un autre professionnel habilité.

Ces deux rôles doivent être distingués.

L’émetteur supporte l’engagement financier lié au produit. Le distributeur, lui, doit s’assurer que le produit proposé est adapté au profil de l’investisseur, à ses objectifs, à sa connaissance des marchés, à son horizon de placement et à sa tolérance au risque.

Si l’émetteur fait défaut, le distributeur ne garantit pas le remboursement du produit. L’investisseur reste exposé au risque de crédit de l’émetteur.

C’est pourquoi il est important d’analyser :

  • la solidité de l’émetteur ;
  • la documentation du produit ;
  • les frais ;
  • la lisibilité des scénarios ;
  • la cohérence avec le profil investisseur.

Dans quelles enveloppes peut-on loger un produit structuré ?

Les produits structurés peuvent être détenus dans plusieurs enveloppes et sont accessibles :

  • en unité de compte au sein d’un contrat d’assurance-vie ;
  • au sein d’un contrat de capitalisation ;
  • via un compte-titres ordinaire ;
  • dans certains contrats luxembourgeois ;
  • au sein d’un PEA.

La fiscalité dépend de l’enveloppe dans laquelle le produit est logé.

  • Dans un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation, la fiscalité applicable est celle du contrat. Les gains ne sont imposés qu’en cas de rachat, selon les règles propres à l’assurance-vie ou au contrat de capitalisation.
  • Dans un compte-titres ordinaire, les gains relèvent du régime fiscal des revenus ou des plus-values mobilières. En 2026, les plus-values mobilières sont soumises par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf option globale pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Le choix de l’enveloppe est donc important. Il influence la fiscalité, la liquidité, la transmission, la disponibilité du capital et l’intégration du produit dans une stratégie patrimoniale globale.

Quelle fiscalité pour les produits structurés ?

Quelle fiscalité pour les produits structurés ?

La fiscalité des produits structurés ne dépend pas uniquement du produit lui-même. Elle dépend surtout de l’enveloppe de détention.

Elle doit donc être analysée avant la souscription, mais également en fonction du scénario de remboursement. Un produit peut être traité différemment fiscalement selon qu’il verse des coupons, qu’il est remboursé par anticipation ou qu’il est cédé avant l’échéance.

En assurance-vie

Lorsque le produit structuré est logé dans une assurance-vie, il est généralement détenu sous forme d’unité de compte. La fiscalité est celle de l’assurance-vie. Les gains ne sont imposés qu’en cas de rachat partiel ou total.

Après huit ans, le contrat peut bénéficier d’un régime fiscal plus favorable, notamment avec un abattement annuel sur les gains retirés.

Fiscalité de l’assurance-vie

En contrat de capitalisation

Le contrat de capitalisation fonctionne de manière proche de l’assurance-vie en phase de détention, mais il présente des spécificités en matière de transmission. Il peut être utilisé dans certaines stratégies patrimoniales, notamment pour des personnes morales ou dans des logiques de donation.

Fiscalité du contrat de capitalisation

En compte-titres

Lorsque le produit structuré est détenu en compte-titres, la fiscalité est celle des revenus ou des plus-values mobilières. En 2026, le PFU applicable aux plus-values mobilières est de 31,4 %, sauf option pour le barème progressif.

Fiscalité du compte-titre

À quel type d’investisseur s’adressent les produits structurés ?

Longtemps réservés aux investisseurs confirmés, les produits structurés se sont démocratisés mais ils restent des produits complexes et ne conviennent pas à tous les investisseurs.

Ils peuvent s’adresser à des investisseurs qui :

  • disposent d’un horizon de placement compatible avec la durée du produit ;
  • acceptent un risque de perte en capital ;
  • comprennent les scénarios de remboursement ;
  • souhaitent diversifier leur allocation ;
  • recherchent un rendement conditionnel ;
  • acceptent de ne pas bénéficier de toute la hausse éventuelle du sous-jacent ;
  • peuvent immobiliser une partie de leur épargne.

Les produits structurés s’inscrivent dans une optique de diversification d’allocation d’actifs et s’adressent tant aux personnes physiques qu’aux personnes morales, notamment dans le cadre d’une gestion de trésorerie ou d’un besoin de distribution de revenus, sous réserve d’adéquation avec les objectifs, la liquidité nécessaire et le niveau de risque accepté.

En revanche, ils sont moins adaptés aux investisseurs qui recherchent une épargne de précaution, une garantie absolue, une liquidité immédiate ou une compréhension simple et directe du placement.

Quelle place dans une allocation patrimoniale ?

Les produits structurés pouvant être à capital garanti ou non, ont une place dans une allocation diversifiée, mais rarement comme support unique ou central. Le produit structuré est un outil d’investissement et doit s’intégrer dans une stratégie patrimoniale globale, et non la remplacer.

Ils peuvent compléter :

  • une poche sécurisée ;
  • une allocation en fonds euros ;
  • des supports obligataires ;
  • des fonds actions ;
  • des fonds diversifiés ;
  • des fonds obligataires datés ;
  • des supports immobiliers ;
  • du Private Equity ou de la dette privée selon le profil ;
  • une trésorerie patrimoniale ou professionnelle.

Leur rôle peut être de créer une poche de rendement conditionnel, avec un risque défini et une échéance connue. Ils peuvent également permettre de construire une exposition partiellement protégée à un marché.

Mais ils doivent être intégrés avec prudence. Il faut éviter de concentrer une part excessive du patrimoine sur un même sous-jacent, un même émetteur, une même date d’échéance ou un même mécanisme.

Une bonne allocation en produits structurés peut reposer sur plusieurs principes :

  • diversification des émetteurs ;
  • diversification des sous-jacents ;
  • diversification des points d’entrée sur les marchés ;
  • compréhension des barrières de protection ;
  • limitation de l’exposition globale ;
  • cohérence avec le profil de risque ;
  • suivi régulier en cours de vie.

Comment analyser un produit structuré avant d’investir ?

Avant de souscrire, plusieurs questions doivent être posées.

Quel est le sous-jacent ?

Il faut comprendre l’actif de référence, c’est-à-dire le moteur de performance, sa composition, sa volatilité et sa méthode de calcul.

Quel est le rendement potentiel ?

Le coupon ou le gain affiché est-il garanti, conditionnel, mémorisé, distribué ou non.

Quelle est la durée maximale ?

Le produit peut-il être remboursé par anticipation ? Quelle est la durée réellement envisageable selon les scénarios ? Quelle est la durée maximum et donc le temps d’investissement conseillé ?

Quelle est la protection du capital ?

Est-elle totale ou partielle ? À l’échéance uniquement ? Quelle est la barrière de perte en capital ?

Quel est le scénario défavorable ?

Que se passe-t-il si le sous-jacent baisse fortement ? Quelle perte peut être subie ? Quel est le cas d’absence de rendement ?

Qui est l’émetteur ?

Quelle est la qualité de crédit de l’établissement qui porte l’engagement ?

Quels sont les frais ?

Les frais du produit et ceux de l’enveloppe présents dans le DIC (Document d’Informations Clés) doivent être analysés ensemble.

Peut-on sortir avant l’échéance ?

À quelles conditions ? Avec quel risque de perte ?

Le produit est-il adapté au profil investisseur ?

Le niveau de risque, la durée, la liquidité et la complexité sont-ils compatibles avec la situation patrimoniale ?

Pourquoi prendre connaissance du Document d’Informations Clés ?

Le Document d’Informations Clés (DIC) est un document réglementaire fourni par l’émetteur du produit et destiné à aider l’investisseur à comprendre le produit proposé. Il présente notamment :

  • la nature du produit ;
  • ses objectifs ;
  • ses risques ;
  • ses scénarios de performance ;
  • ses coûts ;
  • la durée de détention recommandée ;
  • les conséquences d’une sortie anticipée ;
  • les modalités de réclamation.

Le DIC ne doit pas être lu comme une formalité administrative. Il doit être comparé à la documentation commerciale, notamment lorsque le produit présente plusieurs scénarios ou des mécanismes complexes.

Avant d’investir, il est important de vérifier que les informations essentielles sont compréhensibles : fonctionnement du coupon, barrière de protection, perte potentielle, frais, sous-jacent, conditions de remboursement anticipé et risque émetteur.

Produits structurés et sortie anticipée en marché secondaire : un risque souvent sous-estimé

Un produit structuré est généralement conçu pour être conservé jusqu’à son remboursement anticipé automatique ou jusqu’à son échéance.

En cas de sortie anticipée à l’initiative de l’investisseur, la protection prévue par la formule peut ne pas s’appliquer. La valeur de rachat dépend alors des conditions de marché au moment de la sortie.

Cette valeur peut être inférieure au capital initial, notamment si :

  • le sous-jacent a baissé ;
  • les taux ont évolué défavorablement ;
  • la volatilité a augmenté ;
  • la qualité de crédit de l’émetteur s’est dégradée ;
  • le produit est éloigné de ses conditions de remboursement ;
  • la liquidité du marché secondaire est réduite,
  • le produit est en début de vie et donc en période d’amortissement des coûts (trading, distribution).

Avant d’investir, il faut donc être certain de pouvoir immobiliser les sommes investies pendant la durée prévue. Un produit structuré ne doit pas être utilisé pour placer une épargne dont l’investisseur pourrait avoir besoin à court terme.

Produits structurés et rendement : pourquoi le coupon n’est pas toujours acquis ?

Le coupon affiché dans un produit structuré est souvent conditionnel. Il va dépendre du niveau du sous-jacent à une date d’observation et :

  • du franchissement ou non d’une barrière ;
  • de l’absence de baisse excessive ;
  • d’un remboursement anticipé ;
  • d’un mécanisme de mémoire ;
  • de toute autre caractéristique propre au produit.

Un coupon conditionnel n’est donc pas équivalent à un intérêt obligataire classique. Il peut ne pas être versé si les conditions ne sont pas réunies.

Certains produits prévoient un effet mémoire : si le coupon n’est pas versé à une date d’observation, il peut être récupéré plus tard si les conditions sont remplies lors d’une date ultérieure. Mais ce mécanisme n’est pas systématique et doit être vérifié produit par produit.

L’investisseur doit donc distinguer :

  • le rendement conditionnel ;
  • le rendement effectivement garanti ;
  • le rendement net de frais de l’enveloppe juridique (assurance-vie, contrat de capitalisation…) et de fiscalité. 

Produits structurés et frais : que faut-il regarder ?

Les frais sont un point important, car ils peuvent influencer le rendement net de l’investisseur. Il faut distinguer :

  • les coûts propres au produit structuré : coûts de structuration et coûts de distribution ;
  • les frais de l’enveloppe de détention (les frais du contrat d’assurance-vie, de capitalisation ou de compte-titres) ;
  • les frais de sortie ou de rachat selon l’enveloppe.

L’investisseur doit raisonner en rendement net et pas seulement en coupon affiché. En effet, le coupon affiché est net des coûts propres au produit structuré mais n’est pas net des frais de l’enveloppe.

Un produit peut sembler attractif par son coupon potentiel, mais présenter une rentabilité nette moins favorable après prise en compte des frais, de la fiscalité et du scénario réellement réalisé.

La lisibilité des frais est donc un critère de sélection à part entière.

Quels avantages présentent les produits structurés ?

Les produits structurés peuvent présenter plusieurs avantages lorsqu’ils sont bien sélectionnés et correctement intégrés dans une allocation.

Ils permettent de définir à l’avance un cadre de rendement et de risque. Ils peuvent offrir un potentiel de rendement dans des marchés stables, modérément baissiers ou légèrement haussiers, selon la formule. Ils peuvent également intégrer une protection conditionnelle du capital à l’échéance.

Ils permettent aussi d’accéder à des stratégies personnalisées, parfois difficiles à reproduire avec des fonds traditionnels.

Si le produit est compris, adapté et suivi, il peut présenter de nombreux avantages :

  • lisibilité des scénarios lorsqu’ils sont bien expliqués ;
  • rendement potentiel attractif ;
  • diversification par rapport aux supports classiques ;
  • adaptation à un contexte de marché ;
  • possibilité de remboursement anticipé ;
  • protection partielle ou totale du capital selon les cas ;
  • intégration possible dans plusieurs enveloppes patrimoniales.

Quelles limites faut-il accepter ?

Comme tout investissement, les produits structurés présentent également certaines limites qu’il convient de bien appréhender.

Le rendement est généralement plafonné. L’investisseur peut ne pas profiter pleinement d’une forte hausse du sous-jacent. La protection du capital peut être conditionnelle. La sortie anticipée à la valeur liquidative peut entraîner une perte. Le produit expose au risque de défaut de l’émetteur. Les frais réduisent la performance nette. La formule peut être difficile à comprendre.

Les principales limites sont donc :

  • complexité du fonctionnement ;
  • risque de perte en capital ;
  • risque de défaut de l’émetteur ;
  • rendement plafonné ;
  • liquidité quotidienne mais valeur liquidative parfois difficile à comprendre ;
  • dépendance au sous-jacent ;
  • protection souvent valable uniquement à l’échéance.

Ces limites ne rendent pas les produits structurés inadaptés par principe. Elles imposent simplement une sélection rigoureuse avec l’aide d’un professionnel du patrimoine.

Produits structurés et assurance-vie : quel intérêt ?

Les produits structurés peuvent être logés dans un contrat d’assurance-vie sous forme d’unités de compte. Cette solution peut présenter plusieurs intérêts :

  • intégrer le produit dans une enveloppe patrimoniale connue ;
  • bénéficier de la fiscalité de l’assurance-vie en cas de rachat ;
  • organiser une allocation diversifiée en combinant les produits structurés avec du fonds euros et d’autres unités de compte ;
  • piloter plusieurs supports dans un même contrat ;
  • conserver les avantages civils et successoraux de l’assurance-vie.

Mais il faut garder en tête que les unités de compte ne sont pas garanties en capital. Le produit structuré logé dans l’assurance-vie conserve ses risques propres : risque de marché, risque de perte en capital, risque de sortie anticipée à la valeur liquidative, risque émetteur.

L’assurance-vie ne transforme donc pas un produit structuré risqué en placement garanti. Elle définit surtout le cadre fiscal et patrimonial de détention.

Produits structurés et personnes morales : un outil pour la trésorerie ?

Les produits structurés peuvent également être proposés à certaines personnes morales, notamment dans le cadre d’une gestion de trésorerie. Ils peuvent intéresser des sociétés qui disposent d’une trésorerie excédentaire, avec un horizon de placement défini et une capacité à accepter un certain niveau de risque. Mais cette utilisation doit être prudente.

Les produits structurés peuvent avoir une place dans une trésorerie patrimoniale ou excédentaire, mais pas dans une trésorerie de sécurité indispensable à l’activité. Une trésorerie d’exploitation ne doit donc pas être exposée de manière excessive à un risque de perte en capital ou d’illiquidité. Les sommes susceptibles d’être nécessaires à court terme doivent rester disponibles et sécurisées.

Avant d’utiliser un produit structuré pour une personne morale, il faut analyser :

  • l’horizon des besoins de trésorerie ;
  • les besoins opérationnels ;
  • la capacité de perte ;
  • le statut comptable du produit ;
  • la fiscalité applicable ;
  • la liquidité ;
  • la gouvernance de la décision ;
  • la cohérence avec la politique financière de la société.

Comment intégrer les produits structurés dans une stratégie patrimoniale ?

L’intégration d’un produit structuré doit partir du patrimoine global, et non du produit lui-même. Il faut d’abord déterminer :

  • le profil investisseur ;
  • l’horizon de placement ;
  • le niveau de risque accepté ;
  • les besoins de liquidité ;
  • la part déjà investie en actions ;
  • la part déjà investie en obligations ;
  • les enveloppes disponibles ;
  • la fiscalité ;
  • les objectifs de revenus ou de transmission ;
  • la capacité à immobiliser une partie du capital.

Ensuite seulement, il est possible d’analyser si un produit structuré peut avoir une place dans l’allocation.

Une approche patrimoniale peut consister à réserver les produits structurés à une poche spécifique, limitée et diversifiée. Cette poche ne doit pas remplacer l’épargne de précaution, ni concentrer l’essentiel du patrimoine.

Chez Laplace, l’analyse s’inscrit dans une logique plus large : allocation d’actifs, diversification, fiscalité, transmission, enveloppe de détention, risque émetteur et cohérence avec les objectifs du client.

Les erreurs à éviter

  • La première erreur consiste à confondre rendement potentiel et rendement garanti.
  • La deuxième erreur consiste à croire que la protection du capital est absolue.
  • La troisième erreur consiste à ne pas analyser le sous-jacent.
  • La quatrième erreur consiste à ignorer le risque émetteur.
  • La cinquième erreur consiste à investir une épargne dont on peut avoir besoin avant l’échéance.
  • La sixième erreur consiste à ne pas lire les scénarios défavorables.
  • La septième erreur consiste à comparer uniquement le coupon affiché avec le rendement d’un fonds euros ou d’une obligation.
  • La huitième erreur consiste à concentrer trop de patrimoine sur un seul produit, un seul émetteur ou un seul sous-jacent.
  • La neuvième erreur consiste à oublier les frais et la fiscalité.
  • La dixième erreur consiste à souscrire un produit que l’on ne comprend pas.

Pourquoi se faire accompagner ?

Les produits structurés sont des solutions financières complexes. Leur intérêt dépend de nombreux paramètres : conditions de marché, formule, sous-jacent, barrière de protection, qualité de l’émetteur, fiscalité, frais, durée, liquidité et adéquation au profil investisseur.

Un accompagnement patrimonial permet de :

  • comprendre le fonctionnement réel du produit ;
  • analyser les scénarios de gain et de perte ;
  • vérifier la cohérence avec le profil investisseur ;
  • comparer plusieurs produits ;
  • choisir l’enveloppe de détention adaptée ;
  • limiter le risque de concentration ;
  • intégrer le produit dans une allocation globale ;
  • suivre le produit pendant sa durée de vie.

L’objectif n’est pas de rechercher le coupon le plus élevé, mais de sélectionner un produit en adéquation avec la stratégie patrimoniale, les objectifs et le profil de risque.

Les produits structurés sont des produits complexes à comprendre. Les investisseurs potentiels doivent disposer des connaissances et de l’expérience nécessaires afin de pouvoir évaluer les risques, les avantages et inconvénients liés au produit avant toute décision d’investissement.

Barbara Lefevre Sales Produits Structurés

Partager cette publication
Nous Contacter
Découvrir également
 
La souscription d’un contrat d’assurance-vie peut se faire conjointement par un couple marié, selon leur régime matrimonial : c’est le principe de co-souscription.
Un enfant mineur est, par principe, considéré au sens de la loi (article 388-1-1 du code civil) comme incapable. Pour souscrire un contrat d’assurance-vie la capacité est un élément obligatoire. Toutefois, et sous certaines conditions, la souscription d’un contrat d’assurance-vie pour un mineur peut être possible.
Le démembrement de la clause bénéficiaire dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie peut permettre de protéger l’usufruitier tout en organisant la transmission au nu-propriétaire.
Introduits par la loi PACTE n°2019-486 du 22 mai 2019 afin d’uniformiser les produits retraite, les nouveaux plans d’épargne retraite (PER) permettent aux personnes physiques de se constituer des droits à retraite supplémentaire sous forme de rente ou de versement en capital.
Créé en 1992, le PEA (plan d’épargne en actions) est une enveloppe fiscale, composée d’un compte d’instruments financiers auquel on associe un compte en espèces ou un contrat de capitalisation en unités de compte, ouvrant droit à des avantages fiscaux important.
Un nouveau PEA destiné à financer les PME et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) a été créé par les articles L. 221-32-1 à L 221-32-3 nouveaux du Code monétaire et financier : il s’agit du  « PEA PME-ETI » .
L’assurance-vie est un contrat aux termes duquel l’assureur s’oblige envers le souscripteur, moyennant une ou plusieurs prime(s), à verser au souscripteur lui-même en cas de vie, ou à un tiers désigné dans le contrat (le bénéficiaire) en cas de décès de l’assuré, un capital ou une rente.
Les sommes versées sur un PER sont déductibles du revenu imposable (c’est-à-dire des salaires, revenus fonciers, ou dividendes en cas d’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu) dans une certaine limite. Le gain fiscal est proportionnel au taux d’imposition.
Ouvert auprès d’un établissement bancaire, le compte-titres est une enveloppe d’investissement permettant d’investir sur des valeurs mobilières. La performance de ce véhicule dépend donc des fonds qui sont logés en son sein.
Le contrat de capitalisation est un placement à long terme, conclu entre un souscripteur et un assureur qui prévoit, en contrepartie du paiement d’une cotisation, le versement, à l’échéance du terme, d’un capital constitué du montant des primes et des intérêts capitalisés.
Le contrat d'assurance-vie avec option "épargne handicap" est un contrat d'assurance dédié aux personnes en situation de handicap, d'une durée minimum de 6 ans.
Un produit structuré est un contrat qui lie un investisseur et une banque d’investissement. Ce contrat détermine un rendement prédéfini contre acceptation d’un risque connu. L’ensemble des paramètres de la structure sont donc déterminés à l’avance.
La diversification est essentielle pour réduire les risques sans exclure la performance. Pour optimiser la diversification de ses investissements, il est nécessaire d’établir une sélection rigoureuse de placements financiers, avec des caractéristiques différentes qui apporteront chacune leur contribution à la réalisation des objectifs et qui auront un comportement différent selon les périodes.
Le profil d’investisseur est une indication essentielle dans la mise en place d’une stratégie d’investissement . Établi à la suite d’un questionnaire, le profil investisseur prend en compte les critères suivants [...]
Les unités de compte (UC) sont des supports d’investissement constitués de parts de valeurs mobilières et immobilières. Cela peut être aussi bien des actions que des obligations, des parts de fonds communs de placement, des parts de private equity, ou bien des parts dans des SCI ou SCPI.
Pour loger des actions, il est possible d’ouvrir soit un compte-titres, soit un Plan d’Épargne en Actions (PEA classique ou PEA PME-ETI). Le compte-titres offre plus de souplesse, tandis que le PEA présente un avantage fiscal. Ces deux supports sont surtout complémentaires pour optimiser la gestion d’un portefeuille de titres.
Mélangeant les caractéristiques de l’obligation et du fonds obligataire, le fonds obligataire daté est un Fonds Commun de Placement (FCP) qui propose aux investisseurs de placer, sur une durée déterminée à l’avance, leur capital sur un panier d’obligations, afin de chercher de meilleurs rendements sur le marché obligataire tout en limitant leur risque.
La souscription d’un contrat d’assurance-vie est envisageable à tout âge : que ce soit à 20 ans, 30 ans, 40 ans ou 50 ans, ce produit est un placement aux nombreux avantages. Toutefois, l’âge auquel est souscrit le contrat d’assurance-vie et le début des versements n’est pas sans impact notamment sur la fiscalité des plus-values, il conditionne également l’horizon d’investissement et la sélection des classes d’actifs à intégrer au sein du contrat d’assurance-vie.
Les produits structurés offrent un rendement lié à la performance d’un actif sous-jacent tout en assurant une protection partielle ou totale du capital à l’échéance. Pour bien comprendre leur mode de fonctionnement, il convient d’en distinguer trois types.
Solution complexe mais en fort développement, les produits structurés peuvent revêtir différentes formes. Si tous les produits ont l’obligation de transparence et s’inscrivent dans un environnement particulièrement réglementé, leur construction dépendra des conditions de marché et des attentes des clients.
Parmi le très large éventail de produits de placement offerts aux épargnants, les fonds constituent des supports incontournables pour viser un rendement significatif à long terme. Ces supports d’investissement offrent une grande diversité : investis en direct sur les marchés ou dans d’autres fonds, ils sont, au choix, thématisés monétaire, actions, obligations, concentrés ou non sur une zone géographique ou un secteur d’activité. D’autres sont dits "diversifiés", c’est-à-dire qu’ils recherchent la performance sur l’ensemble des classes d’actifs.
Une obligation est une valeur mobilière représentant une part de dettes d’un État, d’une collectivité locale ou d’une entreprise. En plus du capital qui sera restitué à échéance fixe (en général, entre 5 à 30 ans), le débiteur s’engage à rémunérer le créancier périodiquement (tous les ans, ou tous les trimestres notamment) selon un taux d’intérêt fixe ou variable.
Les marchés financiers sont des lieux où les investisseurs négocient des titres à l’achat ou à la vente. Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), les marchés financiers sont divisés en cinq compartiments : le marché action où les entreprises lèvent des capitaux via un appel public à l’épargne pour financer leur croissance, le marché obligataire, le marché monétaire, le marché des produits dérivés et le marché des devises.
Grâce aux stock-options, les salariés d’une entreprise peuvent souscrire à des actions de leur société à un prix réduit par rapport au prix du marché. Attention néanmoins, l’imposition des stock-options a considérablement changé au cours de ces dernières années.
Différents modes de détention permettent d’accéder au Private Equity, chacun présentant des caractéristiques spécifiques en termes de fiscalité, de liquidité et de niveau de risque. Voici les principales solutions disponibles, notamment les fonds de placement collectif et l’assurance-vie.
Le Private Equity, ou capital-investissement, séduit de plus en plus la clientèle privée. Cette classe d’actifs constitue en effet une solution de diversification patrimoniale au couple risque-rendement intéressant.
La loi Pacte, en élargissant le spectre des supports éligibles en assurance vie, a favorisé la démocratisation du Private Equity. Mais attention à ne pas confondre la liquidité de l’enveloppe assurance vie avec celle des unités de compte en Private Equity. Il existe de nombreux supports disponibles, sous des formes juridiques variées et avec des fenêtres de liquidité différentes.
Il est devenu essentiel de renforcer les capitaux propres pour répondre aux exigences de financement de nos petites et moyennes entreprises (PME), garantissant ainsi leur développement et leur pérennité. L’opportunité d’affecter son épargne au financement de l’économie réelle se concrétise soit directement, soit par le biais de différents véhicules d’investissement [...]
Les FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) et FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) ont pour objectif de financer la croissance et le développement d’entreprises françaises et/ou européennes non cotées en Bourse.
Sous-catégorie du non coté, le capital-investissement immobilier regroupe un ensemble de stratégies visant à optimiser la valeur des actifs immobiliers tout en générant un rendement attractif pour les investisseurs. De l'acquisition d'immeubles à rénover à la promotion de nouveaux projets, en passant par la gestion opportuniste de portefeuilles de biens, chaque approche répond à des objectifs spécifiques.
Le terme non coté regroupe de nombreuses classes d’actifs qui ont pour point commun d’être décorrélées des marchés boursiers. Elles sont ainsi moins exposées aux fluctuations propres à la bourse : leur valorisation ne dépend pas de l’offre et de la demande, ni de la publication des résultats trimestriels.
En finance, la dette privée désigne un outil particulier de financement des entreprises. Au lieu de contracter un prêt auprès d’une banque ou d’émettre des obligations sur les marchés financiers, certaines sociétés préfèrent emprunter directement auprès d’investisseurs institutionnels (assureurs, fonds de pension...) et/ou d’investisseurs privés.
Dans le cadre de la gestion de leur trésorerie, les entreprises peuvent souscrire des contrats de capitalisation. Les personnes morales peuvent y souscrire, qu’elles soient soumises à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’Impôt sur les sociétés (IS), mais pour ces dernières des conditions sont à respecter. La fiscalité varie en fonction de l’option fiscale de l’entreprise.
Le contrat de capitalisation est une solution d’épargne à moyen terme qui permet de constituer un capital à une échéance déterminée lors de la souscription. Lorsque le souscripteur est une personne morale, le contrat de capitalisation présente de nombreux avantages.
Le nouveau plan d’épargne retraite (PER) créé par la loi Pacte harmonise et assouplit les conditions de déblocage afin de s’adapter aux besoins des détenteurs. Désormais, six cas de déblocage anticipé sont prévus par la loi Pacte, conformément à l’article L. 224-4 du Code monétaire et financier. Les motifs de déblocages anticipés permettent aux bénéficiaires des plans de récupérer leur épargne en capital sans perdre les avantages fiscaux et sociaux.
Le plan épargne retraite est un outil d'épargne destiné à permettre à son détenteur de se constituer un capital en vue de sa retraite.
Pour préparer au mieux sa retraite, le mot d’ordre est l’anticipation, néanmoins il n’est jamais trop tard. Même à 60 ans, il peut être intéressant d’investir dans un Plan d’Épargne Retraite (PER).
L’un des points forts du Plan d’Épargne Retraite est la fiscalité. Les versements volontaires sont, dans la limite de certains plafonds, déduits de l’assiette de l’impôt sur le revenu. Voici trois points clés à connaître pour en profiter au maximum.
En matière de gestion, le Plan d'Épargne Retraite (PER) offre une grande flexibilité. Il est ainsi possible de choisir entre des fonds en euros, pour lesquels le capital investi est sécurisé, et des unités de compte, pour lesquelles le capital investi n’est pas garanti mais qui offrent des rendements potentiels plus importants. En fonction du profil d’investisseur et des objectifs patrimoniaux, une allocation personnalisée peut être réalisée.
Il est possible de déduire du revenu imposable les versements volontaires réalisés sur un plan d’épargne retraite. Une déduction fiscale particulièrement intéressante à optimiser.
L’assurance-vie offre une fiscalité réduite sur la transmission d’un patrimoine financier lors d’un décès. Ainsi, sauf exceptions, le montant du contrat ne rentre pas dans l’actif successoral. Pour éviter les dérives, le législateur a néanmoins limité les exonérations. Pour cela, il a instauré un système prenant en compte l’âge au moment des primes versées et la date de souscription du contrat. L’âge pivot fixé par l’État est de 70 ans.
En cas de besoin temporaire de liquidités, le souscripteur d’un contrat d’assurance-vie, d’un contrat de capitalisation ou d’un PEA de capitalisation, peut demander à la compagnie d’assurance de lui avancer le montant nécessaire. L’avance est donc un prêt consenti par un assureur à un souscripteur en fonction de ses avoirs sur son contrat. Comme un prêt, l’avance devra faire l’objet d’un remboursement par le souscripteur à la compagnie d’assurance.
Prudent, équilibré, dynamique et offensif… Ces quatre adjectifs définissent le profil d’investisseur et le degré d’acceptation du risque. Lors de l’ouverture d’une assurance-vie, les sujets de l’allocation d’actifs et de profil de risque sont fréquemment abordés. Mais que recouvrent exactement ces termes ?
En matière d’investissement, la diversification est une notion clé et consiste à répartir son investissement sur différentes classes d’actifs. Dans un contrat d’assurance-vie, cela peut être mis en place via la sélection des supports d’investissements, grâce aux choix des unités de compte et/ou les différents modes de gestion. Cette allocation nécessite que les supports choisis correspondent notamment au profil de risque de l’investisseur et à son horizon d’investissement.
Le contrat d’assurance-vie est une solution d’épargne permettant d’organiser et d’optimiser la gestion de son patrimoine sur le long terme. Sa souplesse d’utilisation et la relative liquidité des capitaux en font un outil privilégié de gestion de patrimoine.
Après 8 ans de détention, la fiscalité d’un contrat d’assurance-vie devient plus intéressante. Pour autant, il convient de respecter certaines règles pour en profiter au mieux.
L'âge ne constitue pas une barrière pour souscrire un contrat d'assurance-vie et faire fructifier un capital. Cependant, avoir plus de 70 ans a des implications sur la fiscalité lors de la succession.
Les ELTIF offrent aux investisseurs particuliers un accès aux actifs non cotés et aux projets d’infrastructure, historiquement réservés aux institutionnels. La réforme ELTIF 2.0 a simplifié leur souscription, supprimant les seuils minimaux et alignant les démarches sur la directive MiFID 2, tout en maintenant des spécificités liées à la liquidité et au profil de risque.
Dans l'univers des produits structurés, plusieurs types de produits structurés existent. Le produit structuré de type Phoenix se distingue par sa capacité à générer des revenus réguliers sous forme de coupons conditionnels, sans attendre l'échéance du produit.
Parmi les produits structurés disponibles sur le marché, le produit structuré de type Athéna occupe une place particulière : il combine une mécanique de remboursement anticipé automatique avec un système de coupons capitalisés, offrant ainsi un profil rendement/risque distinct des obligations classiques ou des fonds en euros.
Pour optimiser la performance du contrat d’assurance-vie, en respectant leur profil d’investisseur, les épargnants ont accès à une offre variée de supports. Mais, comment déterminer son allocation et la suivre dans le temps ?
Longtemps réservée aux investisseurs institutionnels, la dette privée s’ouvre aux investisseurs particuliers, via des fonds non cotés disponibles en direct, en compte titres ou en assurance-vie. Elle permet de financer des entreprises en dehors des circuits bancaires traditionnels, en contrepartie d’un rendement potentiel généralement supérieur à celui des placements obligataires classiques.
L’investissement alternatif attire de plus en plus d’épargnants. Cet intérêt croissant s’explique par l’ouverture progressive des actifs non cotés aux investisseurs particuliers, notamment en France. Toutefois, l’investissement alternatif ne doit pas être perçu comme un investissement  « meilleur » , mais comme un investissement différent.