Donation à un enfant : les clés d’une transmission maîtrisée Frais de donation à un enfant : droits, abattements et stratégie

Contenu mis à jour le 22 juin 2026
Contenu mis à jour le 22 juin 2026

La donation à un enfant constitue un outil efficace pour anticiper la transmission du patrimoine, aider à financer un projet et organiser progressivement la transmission du patrimoine familial. Mais une donation n’est pas gratuite au sens fiscal et peut entraîner des droits de donation, des frais d’acte, des frais de notaire, des coûts de valorisation et parfois des conséquences fiscales futures.

Une donation doit donc s’inscrire dans une réflexion patrimoniale globale intégrant les objectifs familiaux et le choix des actifs transmis : égalité entre les enfants, donation simple ou donation-partage, démembrement, réserve d’usufruit, assurance-vie, immobilier, titres de société, abattements disponibles et calendrier de renouvellement.

Une donation à un enfant est soumise aux droits de mutation à titre gratuit (DMTG) après application des abattements. Un enfant peut bénéficier d’un abattement de 100 000 € par parent, renouvelable tous les quinze ans. Cela signifie qu’un couple peut transmettre 200 000 € à un enfant sans droits de donation.

À noter qu’une donation notariée entraîne des émoluments et des frais d’acte. 

Droits de succession et droits de donation

Don manuel, donation notariée ou donation-partage

  • Le don manuel est souvent utilisé pour transmettre une somme d’argent ou des biens mobiliers. Il doit être déclaré à l’administration fiscale, même lorsqu’aucun droit n’est dû grâce aux abattements.
  • La donation notariée est obligatoire pour certains biens, notamment l’immobilier, et recommandée pour sécuriser les transmissions importantes.
  • La donation-partage permet de répartir les biens entre les enfants et de figer leur valeur au jour de l’acte de donation.  Elle peut limiter les conflits futurs et sécuriser une transmission familiale, surtout lorsque les biens transmis n’ont pas la même nature ou la même évolution de valeur.

Le don familial de somme d’argent peut bénéficier d’une exonération spécifique, sous conditions. L’exonération est limitée à 31 865 € par donateur à un même bénéficiaire, renouvelable tous les quinze ans, et peut se cumuler avec l’abattement de droit commun de 100 000 € lorsque les conditions sont remplies.

  • Le donateur doit avoir moins de 80 ans au jour de la transmission et le bénéficiaire doit être majeur (ou mineur émancipé) ;
  • Le bénéficiaire du don peut être une des personnes suivantes : l’enfant du donateur, le petit-enfant du donateur, l’arrière-petit-enfant du donateur, le neveu/nièce si le donateur n’a pas de descendance et le petit-neveu/nièce en cas de prédécès de son parent ;
  • La déclaration de don manuel doit obligatoirement être faite en ligne par le bénéficiaire du don via son espace personnel sur le site des impôts (depuis le 01/01/2026).

Ce dispositif est utile pour aider un enfant à financer un projet immobilier, professionnel ou personnel.

Tout savoir sur le don de somme d’argent

La donation avec réserve d’usufruit permet au parent d’anticiper la transmission du patrimoine et de réduire le coût fiscal immédiat, en transmettant la nue-propriété à l’enfant, tout en conservant l’usage du bien ou les revenus qu’il produit. La base taxable est alors calculée sur la valeur de la nue-propriété, déterminée selon l’âge de l’usufruitier.

La donation avec réserve d’usufruit
  • Le premier levier consiste à utiliser les abattements au bon moment et à anticiper le renouvellement tous les quinze ans.
  • Le deuxième consiste à choisir la bonne stratégie ou le bon outil patrimonial : don manuel, donation-partage, donation avec réserve d’usufruit, assurance-vie ou société civile.
  • Le troisième consiste à éviter les donations déséquilibrées entre les enfants, qui peuvent provoquer des conflits successoraux.

La réduction des droits de mutation à titre gratuit (DMTG) ne doit pas être le seul objectif à la transmission. Une donation mal calibrée peut fragiliser le budget du donateur, déséquilibrer la famille ou compliquer une succession.

Comment calculer le coût d’une donation ?

Les erreurs à éviter

  • La première erreur consiste à donner sans déclarer.
  • La deuxième consiste à oublier les donations antérieures.
  • La troisième consiste à sous-évaluer un bien.
  • La quatrième consiste à privilégier un enfant sans organiser l’équilibre familial.
  • La cinquième consiste à donner trop tôt ou trop largement, sans conserver les ressources nécessaires au train de vie du donateur.

La transmission d’un patrimoine se prépare sur la durée et à tout âge. Depuis plus de 30 ans, nos équipes vous accompagnent dans l’anticipation et l’optimisation de votre succession.

Laëtitia Redon Ingénieure Patrimoniale

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La renonciation anticipée à l’action en réduction est une exception à l’interdiction des pactes sur succession future. Elle permet à une personne de renoncer par anticipation à l’intégralité de sa réserve héréditaire ou à une partie seulement ou sur un bien déterminé.
Par principe la donation doit être faite par acte authentique devant notaire à peine de nullité. C’est un contrat solennel qui se forme par l’échange des consentements du donateur et du donataire. Elle ne prend effet qu’au jour de l’acceptation par le donataire.
Les époux peuvent assurer leur protection mutuelle au-delà des droits légaux par la rédaction d’un testament (voir notre fiche spécifique sur le testament) ou d’une donation au dernier vivant.
La donation-partage permet à une personne de son vivant, de procéder à la distribution de ses biens entre ses héritiers
L’auteur de la donation graduelle (donateur ou testateur) impose à la personne gratifiée l’obligation de conserver sa vie durant les biens ainsi reçus, et de les transmettre à sa propre mort à une seconde personne d’ores et déjà désignée par le disposant.
Le mandat de protection future permet à une personne majeure (mandant) et ne faisant pas l’objet d’une mesure de protection de désigner à l'avance, une ou plusieurs personnes (mandataires) pour le représenter le jour où elle ne sera plus en capacité (perte de capacité physique et mentale) de gérer ses intérêts dans les actes de la vie civile.
Depuis le 1er janvier 2007, il peut être souscrit par toute personne nommé le "mandant" souhaitant qu'à son décès, la gestion de tout ou partie de son patrimoine soit confiée à une ou plusieurs personne(s) de confiance nommé "mandataire(s)" qui agiront dans l'intérêt d’un ou plusieurs héritiers identifiés.
Le testament permet d’organiser sa succession. C’est un acte personnel et écrit, révocable à tout moment, par lequel le testateur désigne les personnes qui recevront, à son décès, une partie ou la totalité de son patrimoine.
Les successions sont régies par la loi lorsque le défunt n’a pas disposé de ses biens par des libéralités ; dans ce cas on parle de dévolution légale. A l’inverse, les successions peuvent être régies par la volonté du défunt [...]
L’article 893 du code civil précise  « La libéralité est l'acte par lequel une personne dispose à titre gratuit de tout ou partie de ses biens ou de ses droits au profit d'une autre personne. Il ne peut être fait de libéralité que par donation entre vifs ou par testament. »  [...]
La succession dans une famille recomposée n’est jamais simple à gérer. Faut-il avantager son conjoint ou ses enfants ? Quelle est la place des beaux-enfants ?
La transmission d’un important patrimoine immobilier peut être coûteuse pour les héritiers. En ligne directe, le taux d’imposition maximum du barème de droits de succession est de 45 %.
À la suite d’un décès, les héritiers ont le choix entre trois options. Ils peuvent accepter la succession purement et simplement, y renoncer ou l'accepter à concurrence de l'actif net.
S’il n’est pas bien préparé en amont, l’héritage peut être source de conflit. Dans le cas des familles recomposées, ce constat est encore plus vrai. Si certains des enfants se sentent lésés, ils ont des moyens pour contester.
Depuis 2001, le conjoint survivant non divorcé est traité comme un véritable héritier. Attention néanmoins, les enfants du défunt ou des membres de sa belle-famille dans le cas de familles recomposées limiteront ses droits.
Lorsque l’on entend le mot donation, on pense souvent qu’il s’agit d’aider de son vivant l’un de ses héritiers. Pourtant, il est également possible de réaliser une donation au profit d'une personne étrangère à la famille, comme un ami par exemple. On parle alors de donation à un tiers.
Vous avez reçu un bien immobilier en donation et vous souhaitez le vendre ? Sachez qu'il n’est possible de le vendre que sous certaines conditions. En effet, certaines clauses de l’acte notarié de donation peuvent interdire la vente du bien reçu en don ou du moins fixer des conditions pour que cela soit possible.
Il n’y a pas de montant clairement défini permettant de distinguer ce qui relève du don de somme d’argent ou du présent d’usage. À la différence du don de somme d’argent, les présents d’usage n’ont pas à être déclarés.
La donation avec réserve d’usufruit permet à des parents d’anticiper la transmission de leur patrimoine à leurs enfants, sans se démunir totalement et à un moindre coût fiscal.
La donation peut être un outil intéressant pour préparer sa transmission. Attention néanmoins, les droits de donation devront, dans la plupart des cas, être payés par le donataire, celui qui reçoit, et non le donateur, celui qui donne.
L’époux survivant n’hérite pas systématiquement de la totalité du patrimoine de son conjoint. En présence d’enfants, communs ou nés d’une précédente union, il n’a droit qu’à un quart de ses biens en pleine propriété ou à la totalité en usufruit.
En matière de donation, l’âge de 80 ans est souvent perçu comme une limite. Pourtant, ce n’est pas le cas. Une donation aux enfants et petits-enfants peut être réalisée quel que soit l’âge du donateur.
La cession d’une entreprise est une étape importante dans la vie d’un dirigeant, d’un actionnaire ou d’un associé. Il est primordial d’anticiper cette cession, d’autant plus lorsque cette société est détenue directement par les associés, sans l’intermédiaire d’une société holding.
Lors d’une cession d’entreprise, l’acquéreur demande généralement une garantie d’actif-passif, la GAP, pour se protéger contre des passifs non connus ou une surévaluation d’actifs. Il demande également une  « garantie de la garantie »  qui lui assurera d’être réglé en cas d’activation de la garantie de passif.
Le contrat d’assurance-vie est une solution pour optimiser sa succession, notamment grâce à ses avantages fiscaux. Cependant, il est important de bien comprendre son fonctionnement pour éviter d’éventuels litiges.
La clause bénéficiaire est un élément essentiel d’un contrat d’assurance-vie, puisqu’elle permet de désigner les personnes qui recevront le capital au décès de l’assuré en part égales ou non. Le nombre de bénéficiaires est libre, et il peut s’agir de membres de la famille proche ou éloignée ou du cercle d’amis… il est même possible de désigner certaines associations.
La clause bénéficiaire permet de désigner la ou les personnes qui recevront, au décès du souscripteur, un capital ou une rente dans des conditions fiscales avantageuses. Attention, les règles d’application à suivre dans le cadre de la rédaction d’une clause bénéficiaire sont nombreuses.
Dans le cadre d'une succession, l'expatriation n'est pas sans impact. En effet, chaque pays détermine sa propre loi applicable, ce qui peut entraîner des différences majeures selon que l’État est laïc ou que sa législation repose sur les règles religieuses. Une succession peut également se retrouver soumise à plusieurs lois, rendant nécessaire un audit successoral pour anticiper les impacts.