Assurance-décès et assurance-vie : des « faux frères » complémentaires
L’assurance-décès et l’assurance-vie sont tous deux des outils phares de la gestion patrimoniale des Français.
Leur dénomination pourrait suffire à les différencier, pourtant il n’est pas rare qu’on les confonde à cause de certaines caractéristiques techniques qui demeurent communes aux deux dispositifs.
L’assurance-vie et l’assurance-décès : deux outils patrimoniaux complémentaires
Il s’agit de « faux frères » car d’un côté, l’assurance-vie est un outil d’épargne. C’est d’ailleurs le placement préféré des Français qui concentre un tiers de leur épargne totale, soit plus de 2 000 Milliards d’euros.
De l’autre côté, l’assurance-décès est un pur outil de prévoyance sans valeur de rachat, qui prévoit en contrepartie d’une cotisation le versement d’une prestation en cas de décès. Près de 34 millions de contrats individuels sont recensés en France avec une croissance importante des souscriptions ces dernières années.
L’assurance-vie et l’assurance-décès : deux outils patrimoniaux incontournables
Au sein d’une stratégie patrimoniale, l’assurance-vie et l’assurance-décès constituent des outils incontournables tant ils permettent de manière combinée, de répondre à une multitude de préoccupations : valorisation d’un capital, création de revenus complémentaires dans un cadre fiscal privilégié, capital faiblement fiscalisé en cas de décès, désignation de bénéficiaires familiaux ou tiers…
Du point de vue de la gestion de sa capacité d’épargne, on aura tendance assez naturellement à privilégier le versement sur un contrat « rachetable » à savoir l’assurance-vie, ce qui permet de valoriser un capital de manière tangible et immédiate.
L’assurance-décès : un outil de protection de la cellule familiale
L’assurance-décès est la promesse du versement d’un capital à terme si le décès survient pendant que le contrat est actif, c’est-à-dire que l’assuré paye ses cotisations. D’aucuns diront qu’il s’agit de cotisations à fonds perdus, ce qui freine parfois les particuliers à consacrer une partie de leur épargne dans ce type de dispositifs.
Il s’agit pourtant d’une manière efficace de protéger la cellule familiale. Pour quelques dizaines, voire centaines d’euros par mois selon les capitaux assurés, il est possible de verser plusieurs centaines de milliers d’euros à ses proches sans droit de succession pour les aider à maintenir leur train de vie, payer les droits de succession du défunt, en somme vivre normalement malgré la disparition d’un proche.
L’assurance-vie : un outil d’épargne
L’assurance-vie dans son fonctionnement par capitalisation demandera un effort d’épargne beaucoup plus conséquent pour transmettre à ses héritiers des sommes identiques.
Une des stratégies pertinentes consistera donc à assurer des capitaux importants au travers d’une assurance-décès lorsqu’on est relativement jeune pour limiter le coût de l’assurance et compenser la faiblesse de l’épargne constituée au sein des contrats d’assurance-vie, tout en apportant une protection optimale à la cellule familiale. Les cotisations à fonds perdus sur les contrats d’assurance-décès pourront par la suite être diminuées à mesure que l’épargne sur les contrats d’assurance-vie sera suffisante pour assurer le niveau de protection familiale adéquat en cas de décès.
Parlons Patrimoine Septembre 2025
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