Un pays attractif, la France
Il peut sembler paradoxal d’intituler dans la langue de Shakespeare le sommet vantant les mérites de la France. Choose France1, littéralement, « Choisissez la France », accueille en effet, chaque année depuis 2018, les dirigeants de multinationales pour les convaincre d’investir dans le pays présenté comme le plus attractif d’Europe : la France.
Alors, effectivement, selon le dernier baromètre annuel d’Ernst and Young2, les marqueurs clés d’attractivité des pays européens mettent en lumière notre pays, surtout aux yeux de ceux qui ne s’y sont pas encore installés. La France douterait-elle ainsi d’elle-même, tandis qu’elle séduirait hors de nos frontières ?
La France, une destination prisée par les investisseurs
Atout majeur de la France, notre patrimoine culturel et historique qui s’allie à une grande variété de paysages et un littoral riche en diversité. Nos papilles se réveillent devant autant de spécialités qu’il y a de terroirs, nos enfants bénéficient d’un système éducatif performant, notre système de santé et nos infrastructures, notamment énergétiques, sont efficaces.
Ces facteurs combinés façonnent une qualité de vie remarquable, attirant les talents et les investisseurs étrangers, cependant parfois surpris par la rigidité de ce qui participe à nos singularités. La complexité administrative gagnerait à plus de fluidité tant il est aisé de se perdre dans les méandres des démarches. Surtout, l’instabilité chronique d’une réglementation abondante ne rassure pas les investisseurs, à la recherche d’un contrat de confiance pluriannuel.
La France, un cadre administratif et fiscal simplifié pour les investisseurs
S’il est entendu que les entrepreneurs ont besoin d’un environnement prévisible, propice au déploiement de leurs stratégies de croissance et d’expansion, il inclut également une stabilité de la pression fiscale qui pèse autant sur leurs entreprises que sur leur foyer.
En ce sens, la flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), a été créée en 2018 afin « d’encourager l’investissement productif » par une simplification et un allègement de la fiscalité des revenus du capital.
L’unification de la taxation des revenus de capitaux mobiliers (dividendes et coupons) et des plus-values de cession de valeurs mobilières au taux proportionnel de 30 % (12,8 % au titre de l’imposition sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux), permettait à la France de se rapprocher de la moyenne des pays européens (28 %3) tout en demeurant le pays où la fiscalité du capital est parmi la plus élevée. Car à ce taux, il faut ajouter la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) adoptée en 2012 et censée non seulement être exceptionnelle, mais aussi temporaire. Elle est toujours en application…
Son taux marginal est de 4 % et rehausse donc de plus de 13 % la flat tax supportée par les contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR) excède 250 000 € pour les personnes seules ou 500 000 € pour les personnes soumises à une imposition commune.
Loi de finances 2025 : impacts et enjeux
La loi de finances pour 20254 écorne un peu plus la taxe proportionnelle en instaurant une contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) qui s’ajoute à l’impôt sur les revenus, dont la CEHR. Elle a pour objectif d’assurer une imposition minimale à hauteur de 20 % du revenu fiscal de référence, hors prise en compte des prélèvements sociaux5.
De fait, la flat tax passe de 30 % à un taux marginal de 37,2 %, soit une hausse de 24 % en l’espace de sept ans.
Si l'essentiel des prélèvements en France provient des cotisations sociales, alimentant notre dispendieuse protection sociale, la hausse des taxes frappant les revenus du capital participe à notre première place sur le podium du classement européen des prélèvements obligatoires : 45,6 % vs 40,6 % dans l’ensemble des 27 États membres de l’Union6.
Rendons à notre pays la place qu’il mérite pour que nos indéniables atouts demeurent. Un des ingrédients du défi repose sur la sanctuarisation du pacte fiscal.
[1] Cf. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/choose-france
[3] Cf. https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/la-pression-fiscale-dans-l-union-europeenne/
[4] Cf. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051168007
[5] Cf. https://laplace-groupe.com/publications/actualite/moins-dincertitude-fiscale-plus-de-taxes-668
[6] Cf. https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/gov_10a_taxag/default/table?lang=fr
Il reste seulement deux mois avant que l'année fiscale 2026 ne se clôture, et avec elle une partie des leviers fiscaux qui permettent encore d’optimiser sa fiscalité ou de préparer ses projets patrimoniaux. Ainsi, les arbitrages et autres décisions patrimoniales doivent être réfléchis dès maintenant.
Le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires publié en septembre 2026 fait ressortir des chiffres intéressants concernant l’utilisation des dispositifs de réduction et crédit d’impôt : selon les chiffres analysés sur l’année 2024, plus de 14 millions de foyers demandaient une réduction ou un crédit d’impôt dans leur déclaration de revenus. Finalement, 12,5 millions de foyers fiscaux bénéficient effectivement de ces dispositifs, qui viennent alléger leur imposition.
La France n’avait pas connu pareille tension sur sa dette depuis la crise de la zone euro, il y a près de quinze ans. Le taux auquel l’État emprunte à dix ans a dépassé 5 %, un niveau inédit depuis 2002. L’écart de taux avec l’Allemagne, qui sert de référence en Europe, a quant à lui plus que doublé depuis l’été. La France paie aujourd’hui plus cher que l’Italie, l’Espagne ou la Grèce pour se financer.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est souvent présenté comme un moyen de préparer sa retraite tout en réduisant son imposition. Mais, il peut aussi jouer un rôle important dans la protection du conjoint. En effet, ces deux objectifs ne sont pas nécessairement contradictoires et une approche globale permet de les concilier.
Saviez-vous que les charges : travaux, entretien, taxe foncière, assurance… relatives à un bien loué nu sont imputables sur les loyers encaissés et que si elles sont supérieures à ces derniers, alors cela génère du déficit foncier ?
C’est dans un contexte économique très incertain que le gouvernement a déposé son nouveau projet de loi de finances (PLF) pour 2027 à l’Assemblée nationale. Si ce texte ne revient pas pour le moment sur le Pacte Dutreil, le gouvernement envisage plusieurs mesures structurantes.