La résilience du marché de l’immobilier de luxe
Rareté, singularité, rentabilité… autant d’adjectifs qui positionnent l’immobilier de luxe comme fondation dans la stratégie d’investissement globale des UHNWI* (Ultra high net worth individuals), dont le patrimoine net est supérieur à 30 millions de $.
Finance et passion
L’acquisition d’un bien d’exception présente un aspect émotionnel très fort. Il est considéré comme un objet d’art, une pièce de collection unique dont le prix ne constitue pas le facteur de décision principal pour une clientèle fortunée.
Pour autant, l’immobilier de luxe demeure une valeur refuge. Le nombre de ventes sur ce marché en atteste, avec un nombre record en 2022 dans une conjoncture particulièrement trouble. Alors que les classes d’actifs traditionnelles souffrent de l’augmentation du coût de l’énergie et de l’accentuation des taux d’intérêts, les réseaux immobiliers de luxe affichent une croissance de leur volume d’affaire significative.
Ainsi, la valorisation des biens d’exception continue de progresser et les coups de cœur atteignent des prix inégalés.
Qu’appelle-t-on immobilier de « luxe » ?
La valeur qui définit un bien de luxe dépend des spécialistes : par exemple entre 2 et 4 millions pour Savills ou encore plus de 1,8 million pour Christies International Real Estate. Cette valeur reste à relativiser au regard du prix au mètre carré, ainsi qu’aux critères internes des agences : architecture, vues exceptionnelles, proximité des monuments et commerces de luxe… Ce qui fait naturellement de la France une vitrine fascinante et attractive.
La France, destination unique
Avec sa richesse patrimoniale et sa diversité de paysages, la France est un choix de prédilection pour de nombreux touristes étrangers. Elle est aussi le choix des grandes fortunes internationales pour y détenir une propriété prestigieuse.
40 000 châteaux, 80 000 manoirs, 2 000 hôtels particuliers, et plus encore de biens exceptionnels et raffinés à la montagne (Megève, Courchevel, Méribel) ou à la mer (St Barth, Côte d’Azur), qui entrent dans le top des destinations du Barnes Global Property Handbook.
La palme revient à Paris, qui se classe en 2023, ville la plus attractive sur le plan touristique (selon des performances économiques, de santé, de sécurité, d’infrastructures et de durabilité) devant Dubaï et Amsterdam, ainsi que ville la plus recherchée des UHNWI* devant Miami et New York.
(*) Ultra high net worth individuals dont le patrimoine net est supérieur à 30 millions de $
(**) source : Barnes Global Property Handbook
(***) Classement 2022
Longtemps réservés aux institutionnels et aux familles fortunées, les marchés privés ont entamé une nouvelle ère dans leur démocratisation, notamment grâce à la réglementation Eltif en Europe. Avec un poids de 13 000 milliards de dollars aujourd’hui selon Preqin, les encours mondiaux devraient atteindre les 18 000 milliards d’ici 2027.
La formule prêtée à Winston Churchill résonne avec une acuité particulière en ce premier trimestre 2026. Depuis le déclenchement début mars par les États-Unis de l’opération contre l'Iran, les marchés financiers oscillent entre fébrilité et attentisme. Le Brent a bondi, la situation dans le détroit d'Ormuz concentre les regards et les scénarios de choc stagflationniste circulent dans toutes les salles de marchés, de Tokyo à Francfort.
Au sein du groupe, nous avons fait le choix de faire du financement à crédit un pilier de notre accompagnement. Nous concevons le financement comme un levier stratégique au service de vos projets, avec des solutions pensées pour s’adapter à chaque profil et à chaque stratégie patrimoniale.
Avec un point bas qui peut désormais être considéré comme passé, le marché immobilier enregistre une reprise des volumes de transactions, de l’usage des crédits, ainsi qu’un retour d’investisseurs institutionnels internationaux, et enfin une stabilisation (voire une légère augmentation) des prix des logements anciens.
Plus de deux semaines après le début des opérations, le bilan est contrasté. Les deux tiers environ des rampes de lancement de missiles iraniens ont été détruits, la marine et l'aviation décimées, Ali Khamenei et une quarantaine de hauts dirigeants éliminés. Les pertes alliées restent quant à elles limitées. Pour autant, la victoire politique n’est pas acquise.
L'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février, provoque une réaction immédiate sur les marchés : le Brent bondit (10 % sur la semaine écoulée), les indices actions reculent. Ces mouvements sont logiques à très court terme. Ils ne justifient pas pour autant des arbitrages précipités. L'histoire des crises géopolitiques plaide pour une lecture plus froide de la situation.
