Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué
Les marchés obligataires ont été très optimistes sur le rythme de baisse des taux monétaires attendus en 2024.
Le rappel à l’ordre de Christine Lagarde le 14 décembre dernier (« il ne faut pas baisser la garde » face à l’inflation) a participé à insuffler davantage de réalisme dans les équilibres du marché : quasiment l’ensemble des taux « Investment Grade » ont repris 40 points de base sur les 20 premiers jours de 2024.
Une fois les excès corrigés, il reste néanmoins un scénario central basé sur la désinflation : 2,7 % pour l’inflation sous-jacente en 2024 selon la BCE et une baisse des taux qui pourrait voir le jour en milieu d’année.
Il n’est pas utile ici de vanter une nouvelle fois les mérites de l’enveloppe fiscale de l’assurance-vie : cet outil fantastique, complet, diversifié et évolutif parle de lui-même. Ce qui mérite sans doute un peu plus notre attention, c’est d’essayer de comprendre pourquoi le succès de la collecte sur ses différents supports ne se dément pas, années après années, décennies après décennies même !
Cette célèbre citation évoque le principe même du consentement à l’impôt et de la déclaration volontaire. Au-delà de son caractère obligatoire, l’impôt s’inscrit dans une logique de contribution collective. Il constitue un levier essentiel au financement des politiques publiques et au fonctionnement des services d’utilité dont bénéficient les administrés.
La formule prêtée à Winston Churchill résonne avec une acuité particulière en ce premier trimestre 2026. Depuis le déclenchement début mars par les États-Unis de l’opération contre l'Iran, les marchés financiers oscillent entre fébrilité et attentisme. Le Brent a bondi, la situation dans le détroit d'Ormuz concentre les regards et les scénarios de choc stagflationniste circulent dans toutes les salles de marchés, de Tokyo à Francfort.
Développer une entreprise en France aujourd’hui peut parfois ressembler à un parcours du combattant : contraintes réglementaires élevées, normes asphyxiantes, rigidité du droit du travail… Pourtant, le nombre de créations d’entreprises s’est établi à un nouveau record en 2025, à 1,165 millions (+ 5 % par rapport à 2024). Toutes ne réussiront pas et se heurteront à la dure loi du marché, mais cela montre que l’esprit d’initiative et la volonté d’innover sont intacts, nous ne pouvons que nous en féliciter collectivement !
Une nouvelle année s’annonce déjà, succédant à un millésime 2025 que l’on peut qualifier de difficile : les évènements surprenants n’ont pas manqué, en France comme à l’international, chaque jour apportant son lot de mouvements anxiogènes et imprévisibles.
Depuis quelques semaines, nos députés et sénateurs ont débattu avec beaucoup d’énergie pour doter le pays d’un budget pour 2026. Ces débats ont été envahis, parasités par des discours excessifs et des propositions saugrenues, malgré les enjeux cruciaux qui sont les nôtres aujourd’hui : maitriser la trajectoire de la dette (plus de 3 400 Milliards d’Euros) et du déficit budgétaire (plus de 5 % de notre PIB). Ces excès ont brouillé la clarté des propositions et freiné la recherche de compromis, comme si la seule échéance qui comptait vraiment était l’élection présidentielle de 2027 !
