Chiffre du mois : 3,3 milliard d’euros, c’est le coût maximal estimé pour l’État d’ici 2027, de la suspension partielle de la réforme des retraites
Inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, la suspension partielle de la réforme des retraites adoptée en 2023 a suscité de nombreux débats sur son impact financier. Si le gouvernement se veut rassurant en indiquant un coût immédiat limité, certaines projections non officielles indiquent des montants nettement plus élevés à moyen et long terme, alimentant une controverse politique et économique.
Pour mémoire, la réforme des retraites entérinée en 2023 visait à répondre au délicat sujet du déséquilibre structurel du système par répartition, dans un contexte de vieillissement démographique.
Sa mesure centrale reposait sur le relèvement progressif de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans, assorti d’un allongement de la durée de cotisation. L’objectif affiché était de contenir la progression des versements de pensions et de rétablir l’équilibre financier de la branche vieillesse à l’horizon 2035.
La mesure votée dans le cadre du budget 2026 ne remet toutefois pas fondamentalement en cause l’architecture de la réforme, mais consiste à suspendre temporairement l’augmentation de l’âge légal de départ jusqu’en 2028.
Suspension de la réforme des retraites : un coût budgétaire immédiat contenu
À court terme, les rapports officiels évoquent un impact budgétaire maîtrisé. Selon les documents parlementaires associés au PLFSS, le coût direct pour la branche retraite serait de l’ordre de 100 millions d’euros en 2026, et 1,4 milliard d’euros en 2027.
Le gouvernement évoque, quant à lui, des montants légèrement supérieurs, à savoir 400 millions d’euros en 2026 et 1,8 milliard d’euros en 2027 et justifie ces écarts en intégrant dans son estimation des données plus larges (nombre effectif de départs anticipés, comportement des assurés…). En intégrant l’ensemble des indicateurs macroéconomiques, certaines évaluations officielles estiment que le coût pour l’Etat pourrait atteindre jusqu’à 3,3 milliards d’euros d’ici 2027.
Parlons Patrimoine Janvier 2026
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