Publié le 31 octobre 2024

-0,50 : la baisse des taux c'est parti !

Les derniers chiffres économiques publiés montrent que l'inflation diminue et l'activité patine en zone Euro. En conséquence, la Banque Centrale Européenne qui a commencé à baisser ses taux d'intervention (3,5 % au 16/10/2024) devrait poursuivre ce mouvement dans les trimestres à venir. En 2025, les marchés escomptent qu'ils se situeraient autour de 2 %. Alors quelles en sont les implications en matière d'investissement et d'allocation d'actifs ?

Baisse des taux : si le scénario se réalise...

Si ce scénario se réalise, le rendement des fonds monétaires et autres comptes à terme va poursuivre son mouvement de baisse et réduire son avantage vis-à-vis du fonds Euro et des classes d'actifs plus risquées.

Les obligations à moyen terme d'entreprise de qualité constituent l'alternative la plus proche en termes de risque. Ces stratégies permettent de cristalliser sur les 3 à 5 prochaines années les taux de rendement auxquels se négocient ces obligations actuellement (3,4 % en moyenne, soit un niveau équivalent à celui du monétaire). Une partie de cette stratégie peut être dirigée vers des obligations dites "spéculatives" avec un risque crédit supérieur, mais également une perspective de rendement plus importante autour de 6 % à date).

Baisse des taux : une répercussion sur les stratégies actions

La baisse des taux aura également des répercussions sur les stratégies actions. En premier lieu, concomitamment à la baisse des taux, la détérioration des conditions économiques pèse sur les perspectives de résultat des entreprises et induit un ajustement à la baisse sur le cours des actions concernées.

Dans ce contexte, les secteurs dits "défensifs" (santé, pharmacie, alimentation, services aux collectivités, produits de grande consommation) seraient moins impactés par les fluctuations du cycle économique, que les valeurs dites "cycliques" (comme l'automobile, les matériaux de base, la banque...).

D'un autre côté, la baisse des taux est favorable aux actions par deux canaux :

  • Elle renforce la valeur théorique des actions dont les primes de risques sont peu élevées (valeur de croissance visible, foncières cotées).
  • Elle permet aussi d'améliorer le compte de résultat des valeurs endettées.

Enfin, la baisse des taux devrait permettre à moyen terme de soutenir la demande (investissement et consommation) et de relancer ainsi un nouveau cycle de croissance favorable aux actions. La gestion active des OPCVM vise à identifier les cycles associés à ces différentes thématiques pour constituer des portefeuilles diversifiés.

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