C’est facile, l’impôt sauve le budget
Le parcours législatif du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 a démarré sa discussion à l’Assemblée nationale le 21 octobre, avec quelque 3500 amendements déposés sur sa première partie, celle concernant principalement le volet « recettes » du budget.
Les dépenses publiques rapportées au PIB placent la France au premier rang des pays de l’OCDE, avec un taux record de 57 %, contre moins de 50 % en moyenne dans l’ensemble des pays européens. Il devient urgent de juguler nos travers dépensiers, sauf à creuser notre dette commune qui s’établit à 3 228 Md€.
Projet de loi de finances 2025 : un effort budgétaire demandé
Conscient du fossé de la dette, le gouvernement propose un projet de loi de finances pour 2025 qui repose sur un effort budgétaire de 60 Md€ d’économie.
Il n’y a qu’une alternative à deux branches complémentaires : la ventilation de l’effort implique une diminution des dépenses et/ou une augmentation des recettes.
Or, en 2023, notre taux de prélèvements obligatoires (PO) est le plus élevé de la zone Euro : 45 % vs par exemple moins de 40 % en Allemagne. En valeur absolue, cet écart s’élève à 136 Md€ en défaveur de la France.
Afin de réduire cet écart, une diminution des prélèvements obligatoires flatte l’évidence.
Et bien non.
L’effort demandé à nos compatriotes dans le projet de loi de finances 2025 serait non de 20Md€, comme annoncé par le gouvernement, mais compris entre 30 et 40 Md€, tandis que les mesures d’économies passeraient de 40Md€ à une fourchette comprise entre 20 et 30 Md€. Soit une hausse des recettes qui représente entre la moitié et les deux tiers de l’effort total de consolidation des comptes publics.
Projet de loi de finances 2025 : une taxation des revenus certainement révisée
Symptomatique de cette dérive, l’article 3 du projet de loi de finances pour 2025 instaure pour les ménages les plus aisés une contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR). Cette contribution visera les contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR) annuel dépasse 250 000 € pour un célibataire et 500 000 € pour un couple.
Nos compatriotes appréhendant des revenus professionnels imposés aux tranches supérieures du barème progressif (41 % et 45 %) ne sont pas dans la cible de la CDHR, à la différence de ceux se rémunérant en dividendes taxés à 12,8 %, soit le taux de la composante IR de la flat tax. Pour eux, dans la pire des hypothèses, soit une rémunération composée exclusivement de dividendes, leur taux d'imposition augmentera de …. 56% (sic).
À l’instar de la contribution exceptionnelle des hauts revenus instaurée par la loi de finances pour 2012, dont le caractère temporaire avait été affirmé en son temps, et pourtant toujours en vigueur, le budget présenté le 14 octobre avait prévu que la CDHR ne s’appliquerait que pour trois années d'imposition, de 2024 à 2026 inclus. Soit pour les revenus perçus cette année, depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, la « petite rétroactivité » jouant sur le principe selon lequel la taxation de l’année n’est connue qu’en fin de période.
Le 22 octobre, les députés n’ont pas suivi le ministre de l’Économie en approuvant les amendements, pérennisant, au-delà de 2026, la nouvelle contribution au nom d’une justice fiscale qui « ne saurait être temporaire ». Pire, les modalités techniques d’application de la CDHR se sont transformées en cauchemar fiscal.
Fort heureusement, la nouvelle version de l’article 3 du projet de loi de finances 2025 doit franchir les étapes de la navette parlementaire. Espérons que la copie des sénateurs édulcore le durcissement du texte, à défaut de l’usage du 49-3.
Longtemps réservés aux institutionnels et aux familles fortunées, les marchés privés ont entamé une nouvelle ère dans leur démocratisation, notamment grâce à la réglementation Eltif en Europe. Avec un poids de 13 000 milliards de dollars aujourd’hui selon Preqin, les encours mondiaux devraient atteindre les 18 000 milliards d’ici 2027.
La formule prêtée à Winston Churchill résonne avec une acuité particulière en ce premier trimestre 2026. Depuis le déclenchement début mars par les États-Unis de l’opération contre l'Iran, les marchés financiers oscillent entre fébrilité et attentisme. Le Brent a bondi, la situation dans le détroit d'Ormuz concentre les regards et les scénarios de choc stagflationniste circulent dans toutes les salles de marchés, de Tokyo à Francfort.
Au sein du groupe, nous avons fait le choix de faire du financement à crédit un pilier de notre accompagnement. Nous concevons le financement comme un levier stratégique au service de vos projets, avec des solutions pensées pour s’adapter à chaque profil et à chaque stratégie patrimoniale.
Avec un point bas qui peut désormais être considéré comme passé, le marché immobilier enregistre une reprise des volumes de transactions, de l’usage des crédits, ainsi qu’un retour d’investisseurs institutionnels internationaux, et enfin une stabilisation (voire une légère augmentation) des prix des logements anciens.
Plus de deux semaines après le début des opérations, le bilan est contrasté. Les deux tiers environ des rampes de lancement de missiles iraniens ont été détruits, la marine et l'aviation décimées, Ali Khamenei et une quarantaine de hauts dirigeants éliminés. Les pertes alliées restent quant à elles limitées. Pour autant, la victoire politique n’est pas acquise.
L'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février, provoque une réaction immédiate sur les marchés : le Brent bondit (10 % sur la semaine écoulée), les indices actions reculent. Ces mouvements sont logiques à très court terme. Ils ne justifient pas pour autant des arbitrages précipités. L'histoire des crises géopolitiques plaide pour une lecture plus froide de la situation.
