Publié le 19 mai 2023

Timides progrès outre-Atlantique… Pendant ce temps, du côté de l’économie réelle… Le rebond éparse d

Si l’échéance d’un potentiel défaut de paiement de la première puissance mondiale se rapproche, nul ne semble réellement croire à un incident de crédit aux Etats-Unis.

Il n’en reste pas moins vrai que les négociations actuelles autour du plafond de la dette contribuent à enfermer les marchés actions dans une certaine torpeur ces dernières semaines.

Si les discussions entre républicains et démocrates n’ont toujours pas permis de faire émerger un compromis, une issue positive semble tout de même se rapprocher : une équipe resserrée susceptible d’accélérer les négociations a même été constituée !

De part et d’autre, les discours semblent un peu plus optimistes qu’il y a quelques jours. Le chef de file républicain Kevin McCarthy a ainsi souligné qu’un accord était désormais possible, si tant est qu’il passe par une réduction des dépenses budgétaires. Dans le camp démocrate, l’enjeu est désormais de satisfaire ces demandes de coupes budgétaires sans se renier. Signe de l’urgence de la situation… ou de l’imminence d’un accord, Joe Biden a choisi d’écourter son séjour asiatique pour accélérer le processus de négociation.

Dans une stratégie à peine déguisée, Janet Yellen et Joe Biden ont ainsi déclaré que tout défaut de paiement entraînerait l’économie dans la récession… Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’un des actifs profitant le plus de ce climat de stress (relatif…) est bien le dollar ! La devise américaine a ainsi rebondi ces dernières séances, à la faveur de son statut de valeur refuge face au risque d’un défaut de paiement sur la dette américaine.

Les principales victimes sont à chercher du côté des devises émergentes, qui ont atteint mercredi leur plus bas niveau depuis 3 semaines. A suivre…

PENDANT CE TEMPS, DU CÔTÉ DE L’ÉCONOMIE RÉELLE…

Si l’accord final sur le plafond de la dette devrait engendrer une baisse des dépenses… et donc pénaliser la croissance américaine, les données macro-économiques continuent de faire état d’une résilience certaine de l’économie américaine.

Pas forcément une bonne nouvelle pour la Fed dont l’objectif reste de faire ralentir davantage l’économie… mais les coupes budgétaires potentielles combinées aux tensions du secteur bancaire pourraient à terme l’aider à atteindre son objectif.

En attendant, les ventes au détail en valeur ont rebondi par rapport au mois précédent (+0,4% en glissement mensuel vs +0,8% attendu).

Un rebond finalement plus modeste que ne l’attendaient les économistes… Mais qui traduit toujours une propension certaine des consommateurs à consommer, comme en attestent les dépenses dans les restaurants et les bars (le principal indicateur des services dans le rapport).

LE REBOND ÉPARSE DE LA  « TECH US » 

Si les actions américaines font du surplace depuis la fin du premier trimestre 2023, un des principaux indices semble tout de même tirer son épingle du jeu.

Le Nasdaq 100 surperforme ainsi l’indice privilégié des investisseurs, le S&P 500 NR, sur cette période (2% vs 0% en devise locale) mais surtout depuis le début de l’année (23% vs 7%, toujours en devise locale).

Une embellie appréciable pour les valeurs technologiques après un millésime 2022 ô combien chahuté, mais qui ne profite finalement pas à tout le monde… Depuis le début du trimestre, le Nasdaq 100 est en effet porté par un nombre pour le moins restreint de valeurs, puisqu’il n’a construit sa performance que sur les gains de titres comme Apple (+4%) ou Alphabet (+15%).

A l’autre bout du spectre, les plus petites capitalisations de la  « tech »  continuent de souffrir comme l’illustre d’ailleurs la performance du fonds phare de Cathie Wood (Ark Innovation) depuis le début du trimestre (-6.7%). 

Source : WiseAM, société de gestion du groupe Crystal

Crédits images : Adobe Stock

Achevé de rédiger par Guillaume Brusson le 17/05/2023 

Avertissement au lecteur : Données les plus récentes à la date de publication. Ceci est une communication publicitaire. Cet article promotionnel n’a pas de valeur pré-contractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information. Il fait état d’analyses ou descriptions préparées par WiseAM sur la base d’informations générales et de données statistiques historiques de source publique. L’opinion exprimée ci-dessus est à jour à date de ce document et est susceptible de changer. Ces éléments sont fournis à titre indicatif et ne sauraient constituer en aucun cas une garantie de performance future. Ces analyses ou descriptions peuvent être soumises à interprétations selon les méthodes utilisées. Les analyses et/ou descriptions contenues dans cet article ne sauraient être interprétées comme des conseils ou recommandations de la part de WiseAM. Cette note ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à l’investissement dans les instruments ou valeurs y figurant. Toute méthode de gestion présentée dans cet article ne constitue pas une approche exclusive et WiseAM se réserve la faculté d’utiliser toute autre méthode qu’elle jugera appropriée.

WiseAM, société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF sous le numéro GP–11000028.

Laplace, société inscrite sur le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance (www.orias.fr), sous le n. 22001887 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF), courtier en assurance (COA), courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP). Activité de démarchage bancaire et financier. Activité de transaction sur immeubles et fonds de commerce, carte professionnelle N. CPI 3402 2022 000 000 026 délivrée par la CCI de Paris Ile-de-France NE PEUT RECEVOIR AUCUN FONDS, EFFET OU VALEUR. Adhérent de la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine, association agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. Garanties financières de la compagnie MMA-IARD Assurances Mutuelles/MMA IARD, 14 boulevard Marie et Alexandre Oyon, 72030 Le Mans Cedex 9, TVA intracommunautaire n. FR17 900 504 481 00020, SAS au capital de 417 027,54 E SIREN 900 504 481 RCS de Paris.

Thématiques :
À lire dans la même catégorie
 
27 mars 2026

Longtemps réservés aux institutionnels et aux familles fortunées, les marchés privés ont entamé une nouvelle ère dans leur démocratisation, notamment grâce à la réglementation Eltif en Europe. Avec un poids de 13 000 milliards de dollars aujourd’hui selon Preqin, les encours mondiaux devraient atteindre les 18 000 milliards d’ici 2027.

26 mars 2026

La formule prêtée à Winston Churchill résonne avec une acuité particulière en ce premier trimestre 2026. Depuis le déclenchement début mars par les États-Unis de l’opération contre l'Iran, les marchés financiers oscillent entre fébrilité et attentisme. Le Brent a bondi, la situation dans le détroit d'Ormuz concentre les regards et les scénarios de choc stagflationniste circulent dans toutes les salles de marchés, de Tokyo à Francfort.

25 mars 2026

Au sein du groupe, nous avons fait le choix de faire du financement à crédit un pilier de notre accompagnement. Nous concevons le financement comme un levier stratégique au service de vos projets, avec des solutions pensées pour s’adapter à chaque profil et à chaque stratégie patrimoniale.

23 mars 2026

Avec un point bas qui peut désormais être considéré comme passé, le marché immobilier enregistre une reprise des volumes de transactions, de l’usage des crédits, ainsi qu’un retour d’investisseurs institutionnels internationaux, et enfin une stabilisation (voire une légère augmentation) des prix des logements anciens.

16 mars 2026

Plus de deux semaines après le début des opérations, le bilan est contrasté. Les deux tiers environ des rampes de lancement de missiles iraniens ont été détruits, la marine et l'aviation décimées, Ali Khamenei et une quarantaine de hauts dirigeants éliminés. Les pertes alliées restent quant à elles limitées. Pour autant, la victoire politique n’est pas acquise.

2 mars 2026

L'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février, provoque une réaction immédiate sur les marchés : le Brent bondit (10 % sur la semaine écoulée), les indices actions reculent. Ces mouvements sont logiques à très court terme. Ils ne justifient pas pour autant des arbitrages précipités. L'histoire des crises géopolitiques plaide pour une lecture plus froide de la situation.