Investir à Dubaï : Eldorado ou chimère ?
Devenu un des lieux tendance pour poser ses bagages ces dernières années, le plus célèbre des Émirats Arabes Unis attire également la convoitise des investisseurs.
Fiscalité faible, voire nulle, économie ultra-dynamique, marché de l’immobilier en plein essor, autant de facteurs qui amènent certains Français à envisager de réaliser une partie de leurs investissements à Dubaï.
Le marché immobilier dubaïote : un marché alléchant
Pendant que le marché immobilier français subissait de plein fouet la hausse des taux d’intérêts entrainant un recul des prix de l’immobilier de 4 % en Province jusqu’à 8 % à Paris entre 2023 et 2024, le prix de l’immobilier dubaïote connaissait quant à lui, une hausse de 13,5 %, consécutive à une croissance similaire l’année précédente.
Il n’en fallait pas beaucoup plus pour renforcer l’appétit d’investisseurs bénéficiant de conditions fiscales inédites : absence d’impôt sur le revenu, de taxe sur les plus-values immobilières, exonération de taxe foncière… la promesse est alléchante.
Ajoutez à cela des rendements locatifs compris entre 6 et 12 % selon les quartiers et l’on comprend l’attraction que peut représenter l’immobilier à Dubaï pour un investisseur. Entre 2020 et 2024, le prix des loyers a d’ailleurs bondi de plus de 80 %, et le prix de l’immobilier de 60 % alors que nombre de spécialistes prédisaient un ralentissement, voire un recul des prix.
À noter, que depuis le début des années 2000, l’immobilier à Dubaï a connu deux crises majeures, l’une à la fin des années 2000, et l’autre consécutive au choc pétrolier de 2014. En 2008-2009, le prix de l’immobilier avait dévissé de près de 40 %, tandis qu’entre 2014 et 2020, le marché de l’immobilier dubaïote connaissait des fluctuations importantes avec une dépréciation des actifs de plus de 30 % en moyenne sur la période.
Le cycle de hausse actuel qui s’étend sur les 4 dernières années divise les spécialistes sur l’avenir à court terme. Certains estiment que ce cycle pourrait se poursuivre encore plusieurs années grâce à la forte demande et à la normalisation du marché, avec une clientèle plus stable, et un ensemble de mesures visant à réguler le marché de l’immobilier (amélioration de la transparence, du droit des acheteurs…) tandis que d’autres anticipent une correction plus ou moins marquée dans les prochaines années.
Le marché immobilier dubaïote : un marché à appréhender
C’est un terrain glissant que de chercher à prévoir l’avenir, il faut donc faire preuve de bon sens pour réaliser des investissements judicieux et équilibrés.
Les Émirats Arabes Unis sont incontestablement entrés dans une phase économique plus proche de ce que nous connaissons en Europe, avec la mise en place ces dernières années d’une TVA, d’une corporate tax, de mesures d’encadrement des pratiques immobilières. L’influence de ces mesures censées apporter de la stabilité au système sera à démontrer dans les années à venir.
La stabilité politique est généralement considérée comme forte aux Émirats, mais la région reste sensible aux tensions géopolitiques, quant au risque de change, il ne doit pas non plus être négligé, le Dirham emirati étant indexé sur le dollar, les variations de celui-ci peuvent pénaliser le rendement des investissements, notamment pour les investisseurs européens.
L’analyse approfondie des besoins, du projet patrimonial, de la sensibilité au risque de chacun seront les éléments clés pour déterminer la pertinence d’investir aux Émirats Arabes Unis, dans des actifs connus jusqu’à ce jour pour leur côté spéculatif qui doivent rester un élément de diversification au sein d’une allocation patrimoniale globale.
L'année 2026 s'annonce sous le signe d'une croissance économique modeste mais généralisée, portée par des politiques monétaires et budgétaires accommodantes sans précédent en temps de paix. Dans ce contexte favorable mais non dénué de risques, nous privilégions une approche équilibrée combinant exposition aux marchés actions, diversification géographique et sectorielle, ainsi qu'un positionnement stratégique sur les obligations européennes.
Le marché immobilier résidentiel en 2025, a démontré son pouvoir de résistance dans un contexte pourtant complexe. Les prévisions de 2026, indiquent une poursuite de l’activité.
Malgré des années de contraction des levées ayant marqué plusieurs secteurs, notamment celui du LBO (Leveraged Buy-Out), 2025 confirme la montée en puissance des actifs privés au sein des portefeuilles institutionnels, ainsi que ceux de la clientèle privée.
Malgré les multiples défis qui caractérisent cette décennie, la croissance économique mondiale devrait faire preuve de résilience et atteindre 3,1 % en 2026. Aux États-Unis, l'économie devrait afficher une croissance de 2 %, conforme à son rythme tendanciel. Cette performance s'appuie sur la robustesse de la consommation des ménages, notamment ceux à revenus moyens et supérieurs, et sur l'impact croissant des investissements massifs dans l'intelligence artificielle (IA).
L'année 2025 aura confirmé l'entrée dans une ère de "conflictualité économique" généralisée. Les tensions ne se limitent plus aux seuls échanges commerciaux : elles touchent désormais les domaines technologique, énergétique, militaire et monétaire. L'indice de fragmentation géopolitique mondiale, qui avait déjà bondi après l'invasion de l'Ukraine en 2022, continue sa progression, témoignant d'une modification profonde de l'ordre économique international établi depuis les années 1990.
L’impôt sur la fortune dite improductive voté le 31 octobre dernier vise entre autres les fonds garantis des compagnies d’assurance, dits fonds général ou encore fonds en euros. Avec un encours dépassant les 1 300 milliards d’euros (Source ACPR), ils représentent autour de 70 % des montants investis en assurance-vie. Mais sont-ils vraiment improductifs ?
