Hausse de la volatilité : Il faut savoir raison garder...
Le démarrage du mois d’août nous inflige une baisse de 8 % des actions internationales entre le 2 et le 5 août, et les mouvements erratiques depuis propulsent la volatilité à la hausse (>30).
Si nous comprenons certaines inquiétudes, ces mouvements ne remettent pas en cause notre scénario central de désinflation progressive et de ralentissement mesuré de la croissance américaine, ni les stratégies que nous y avons associées.
Baisse des marchés : l’intérêt d’une allocation stratégique multi-actifs
Ainsi, et si nous devions commencer par les conclusions :
- Cet épisode confirme l’intérêt des portefeuilles obligataires que nous avons construit pour les plus averses au risque d’entre vous dans la perspective de baisse des taux monétaires.
- La baisse des taux longs qui accompagnent cette séquence estivale est excellente pour nos produits structurés de taux, dont vous avez su profiter depuis le début de l’année. De plus, l’agitation actuelle ne remet pas en cause les perspectives de coupons ou de rappels anticipés sur vos produits structurés indiciels.
- Cette correction est sans doute l’opportunité de points d’entrées tant par nos stratégies actions et nos fonds diversifiés, que via nos produits structurés qui vont se nourrir de ce retour de la volatilité.
- La croissance des bénéfices attendue pour 2025 devrait s’opérer à des niveaux solides (+12,6 % pour les entreprises du Dow Jones et +8,5 % sur l’Eurostoxx 50). Certes, c’est une révision à la baisse, mais qui n’est pas de nature à inquiéter outre mesure.
Contexte agité : la réaction rapide des banques centrales
Les quatre causes de cette agitation aoûtienne nous paraissent devoir être mitigées, comme en témoigne la réaction rapide des banques centrales :
1.La crainte d’un ralentissement brutal de l’économie US
Aux États-Unis, la contraction de l’ISM manufacturier et les moindres créations d’emploi sont une étape essentielle pour réduire les pressions inflationnistes et permettre à la FED d’entamer la baisse des taux tant attendue. La Réserve fédérale vient de confirmer cet objectif, fournissant de la sorte une réassurance au marché. Par ailleurs, l’ISM Services est ressorti en amélioration. Ces éléments attestent donc davantage d’un ralentissement que d’un basculement soudain de l’activité.
2.Les valorisations élevées dans le secteur de la technologie aux États-Unis
Les résultats économiques ne suffisent plus à alimenter la hausse, si le marché tente à juste titre de clarifier les impacts de productivité de l’IA, nul doute qu’ils seront colossaux, mais discriminants. Il n’est donc pas anormal d’assister à la réduction de certaines exubérances (multiples de valorisation élevés supérieurs à 30 fois les résultats), sans qu’on puisse en tirer des conclusions hâtives, sauf celle de la pertinence de vous y avoir sous-exposé à date. Nous avons ainsi priorisé la zone Euro où l’impact aura été moindre (le multiple à 12,8x se situe en dessous de la moyenne des 10 dernières années : 15,8x), nous reviendrons vers vous avec des points d’entrée particulièrement intéressants.
3.Le dénouement du carry trade sur le Yen a été l’élément déclencheur de la forte baisse du Nikkei
Ce dernier a néanmoins rebondi depuis, grâce notamment à la pause annoncée par la banque centrale japonaise dans la remontée des taux. Par ailleurs, la surréaction des marchés est en partie due aux réactions en chaine algorithmiques faisant de l’ampleur de la correction une donnée plus technique que macro-économique.
4.Les tensions politiques et les risques géopolitiques
Les tensions politiques des élections passées et à venir, mais aussi le renfort des risques géopolitiques au Moyen-Orient, agissent toujours comme des amplificateurs de nervosité et donc de volatilité. Pour autant, à date, ils ne semblent pas prendre le pas sur la dialectique taux d’intérêt/croissance.
Une nouvelle fois, cet épisode illustre que les variations boursières peuvent être importantes. Cela est intrinsèque au fonctionnement des marchés actions, mais notre gestion et notre structuration permettent d’immuniser au maximum vos objectifs patrimoniaux structurels de cette agitation conjoncturelle.
La perspective de baisse des taux des banques centrales en 2024 et 2025 soutiendra les marchés actions en sus de la croissance des résultats et des dividendes sur le long terme.
De même, pour les portefeuilles équilibrés, les obligations jouent leur rôle de valeur refuge, permettant d’amortir le choc sur les actions, tout comme à l’instar des barrières de protection sur les produits structurés.
En fonction de votre tolérance au risque et de votre horizon d’investissement, votre rentrée sera propice pour profiter ensemble de turbulences de marchés qui ne sont pas symboles de risque systémique.
C’est dans un contexte économique très incertain que le gouvernement a déposé son nouveau projet de loi de finances (PLF) pour 2027 à l’Assemblée nationale. Si ce texte ne revient pas pour le moment sur le Pacte Dutreil, le gouvernement envisage plusieurs mesures structurantes.
Face à la baisse programmée des revenus au moment du départ à la retraite, la constitution d'un patrimoine immobilier générateur de revenus complémentaires, devient un enjeu majeur pour de nombreux Français. Aussi, l’acquisition d’un bien en démembrement de propriété, c’est-à-dire « en nue-propriété » , peut répondre à cet objectif.
Le Brent évolue autour de 100 dollars le baril. L'offensive des Houthis sur le détroit de Bab el-Mandeb et l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran ont fait rebondir les cours ces dernières semaines.
Lorsque l'on travaille sur la transmission d'une entreprise familiale, les réflexions se concentrent souvent sur les aspects juridiques, fiscaux ou patrimoniaux. Certes, la mise en place dans le timing adéquat d’un engagement de conservation ou la réalisation d’une donation-partage avec soulte sont autant d’outils à disposition pour réaliser la transmission de l’outil professionnel avec succès. Toutefois, cette réussite se mesure souvent et uniquement à la réalisation d’économies fiscales.
Pendant longtemps, la préparation de la retraite s'est résumée à une question relativement simple : combien vais-je percevoir de mes régimes obligatoires ? Aujourd'hui, la réalité est bien différente. L'allongement de l'espérance de vie, les évolutions démographiques, les réformes successives et la diversité croissante des parcours professionnels conduisent chacun à s'interroger sur la pérennité de ses revenus futurs.
Confier son épargne suppose avant tout de pouvoir compter sur une sélection objective des solutions d'investissement. Or, dans de nombreux établissements bancaires, les solutions proposées sont majoritairement conçues et gérées en interne. Si ce modèle présente une certaine cohérence, il limite naturellement l'étendue des solutions accessibles et il devient également plus difficile de s'assurer que la recommandation retenue est celle qui répond le mieux à ses objectifs patrimoniaux.

