Publié le 22 mai 2023

Encourager l’investissement privé dans la transition énergétique

L’union Européenne s’engage à adopter la neutralité carbone d’ici à 2050 

Nous sommes aujourd’hui dans l’incapacité de lutter seuls contre le réchauffement de la planète. Pour atteindre des émissions nettes nulles, deux solutions s’offrent donc à l’Europe :

  • Soit les émissions à effet de serre sont compensées par la séquestration, c’est-à-dire l’élimination du carbone par les puits de carbone.
  • Soit les émissions produites par un secteur sont compensées par la réduction d’émissions d’un autre secteur.

Tous les leviers doivent être actionnés

La première démarche, nécessaire mais insuffisante, consiste à diminuer notre consommation d’énergie en développant des technologies sobres en énergie, ou plus fondamentalement en modifiant notre comportement. Des exemples concrets sont déjà planifiés, comme la fin des véhicules thermiques en 2040 ou l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.

La deuxième démarche, cumulative, passe par la diversification du mix énergétique. À savoir qu’aujourd’hui, la consommation d’énergie primaire en France se répartit ainsi :

Au vu de cette répartition, il y a nécessité de :

  • Réduire la part des énergies fossiles ;
  • Développer les énergies renouvelables pour atteindre une fourchette entre 70 et 88 % en 2050.

Tous les acteurs doivent s’engager

Le financement de la transition énergétique est un véritable défi. Les investissements publics se doivent d’être complétés par du financement privé. Pour illustrer ce propos, la Banque mondiale souhaite adapter ses outils d’analyse afin d’identifier les barrières existantes au développement du financement privé, pour inciter les États à réaliser les réformes nécessaires en ce sens.

Ainsi, aux côtés des organismes publics (banques publiques, territoriales, collectivités…), agences nationales et régionales, observatoires, réseaux et fédérations, se positionneront de plus en plus comme acteurs de financement alternatif, les plateformes de financement participatif, les fonds de dette privée ou de Private Equity.

Ces derniers étant très créatifs dans l’élaboration de solutions d’investissement, l’offre à destination de la clientèle privée en quête de sens a de beaux jours devant elle !

Thématiques : Private Equity

Bertrand Rabot

Directeur de l'Offre

À lire dans la même catégorie
 
26 juin 2026

À l’instar de la révolution industrielle au XIXᵉ siècle, qui a profondément transformé les modes de production et l’économie mondiale, l’intelligence artificielle pourrait marquer une nouvelle étape majeure de transformation économique. Au-delà de l’engouement qu’elle suscite, elle s’impose déjà comme un moteur d’innovation aux conséquences potentiellement durables pour les entreprises et les marchés.

25 juin 2026

Vous avez de l'argent sur un livret A, un fonds en euros, peut-être un compte à terme. Le capital est là, intact, garanti. Mais est-il vraiment protégé pour conserver sa valeur dans le temps ? Un capital peut sembler préservé en apparence tout en s’érodant progressivement sous l’effet de l’inflation.

24 juin 2026

La réforme de l’assiette sociale des travailleurs indépendants ne se limite pas à une simplification administrative. En renforçant la part des cotisations ouvrant des droits individuels, notamment à la retraite, elle pourrait avoir des conséquences significatives sur les stratégies de rémunération et de protection des dirigeants.

18 juin 2026

En 2025, le déficit budgétaire de l’État a atteint 124,2 Md€, soit une réduction de 31,7 Md€ par rapport à l’année précédente. Pour tenter de réduire ce déficit, le gouvernement a mis en place de nouveaux impôts destinés aux contribuables particuliers et à leurs sociétés holdings : la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) en 2025 et la taxe sur les holdings en 2026.

18 juin 2026

La loi de finances pour 2026 a instauré une taxe sur les sociétés holdings qui détiennent des actifs non affectés à une activité économique. Seules les sociétés dont la valeur totale des actifs est supérieure ou égale à 5 millions d’euros et qui perçoivent des revenus dits  « passifs »  (dividendes, intérêts, loyers, produits de droits d’auteur…) pour un montant supérieur à 50 % des produits d’exploitation et financiers sont soumises à ce nouvel impôt.

28 mai 2026

Il y a deux mois, un cessez-le-feu était conclu entre les États-Unis et l'Iran. Il devait durer deux semaines, le temps d'ouvrir la voie à des négociations. Deux mois plus tard, le détroit d'Ormuz reste fermé au trafic commercial, les pourparlers avancent en dents de scie, et l'espoir d'un accord annoncé ces derniers jours vient de se heurter, une fois de plus, aux réalités du terrain.