Enfin une avancée outre-Atlantique ! Pendant ce temps, du côté des entreprises…
Véritable arlésienne de la dernière décennie, le « plafond de la dette » US et les craintes qui l’accompagnent ont refait surface ces dernières semaines dans les salles de marché.
Le recul récent constaté sur les taux souverains américains s’expliquait d’ailleurs en grande partie par ce retour… Bien sûr, le mouvement reste contenu mais symbolise tout de même le retour sur le devant de la scène de cette thématique.
Initialement, la date à laquelle le plafond devait être atteint se situait en septembre… Las, les moindres recettes fiscales américaines (dues notamment au ralentissement économique) ont amené les économistes à avancer l’échéance fatidique à cet été, ce qui explique les mouvements constatés : au-delà de la baisse des taux d’intérêt américains, le « coût de protection » contre le risque de défaut des Etats-Unis, matérialisé par le prix du CDS 1 an* s’est envolé pour atteindre un plus haut depuis le pic de 2011 (perte de la note AAA qu’accordaient alors les agences de notation à la dette émise par les Etats-Unis).
Comme souvent, le pragmatisme américain devrait in fine l’emporter… Une première avancée s’est d’ailleurs déroulée cette semaine avec la proposition de loi républicaine visant à relever le plafond de 1 500 milliards de dollars (et à son niveau du 31 mars 2024, période à laquelle la campagne présidentielle sera engagée).
En contrepartie, cette proposition de loi prévoit des réductions de dépenses de 4 500 milliards de dollars sur la prochaine décennie… Une proposition finalement adoptée dans la nuit de mercredi à l’issue d’un vote plutôt serré (217 voix pour, 215 contre) par la Chambre des Représentants. Une Chambre des Représentants à majorité républicaine, ce qui témoigne tout de même de la difficulté rencontrée à obtenir un consensus.
En passant cette loi, le chef de file des élus républicains Kevin McCarthy renvoie clairement la balle dans le camp des démocrates et de la Maison Blanche ! Bien sûr, ceux-ci se garderont bien de valider la proposition en l’état, mais les bases de négociations sont désormais posées… et les échanges vont pouvoir s’accélérer. Joe Biden a ainsi rappelé de son côté que le « relèvement du plafond de la dette était un sujet non négociable » … qu’il va pourtant bien devoir négocier ! Comme lors des derniers épisodes des dernières années, aucun des deux camps n’a intérêt à ce que le blocage perdure. A suivre…
*CDS : abréviation de « Credit Default Swap » en anglais, ce qui signifie en français « contrat sur le risque de défaut ». Il s’agit d’un instrument financier de couverture de risque de crédit, qui permet à un investisseur de transférer le risque de défaut de crédit d’un emprunteur à un autre investisseur.
PENDANT CE TEMPS, DU CÔTÉ DES ENTREPRISES…
Certaines valeurs technologiques américaines, du moins les plus importantes d’entre elles, retrouvent les faveurs des investisseurs ! Chahutées tout au long de l’année 2022 par leur sensibilité à l’évolution des taux d’intérêts, les principales sociétés qui composent l’indice Nasdaq des valeurs technologiques américaines poursuivent leur embellie cette semaine, à la faveur des très bons résultats trimestriels d’Alphabet, mais surtout Meta ou Microsoft.
Les 2 mastodontes ont en effet ouvert le bal des « earnings » du premier trimestre 2023 de la « tech » … La résilience des résultats de Microsoft, soutenus notamment par l’intelligence artificielle, a même porté aux nues la valeur dans la séance qui suivit la publication (+7,24% le 26 avril).
Meta a également su rassurer dans un contexte difficile avec un chiffre d’affaires sensiblement supérieur aux attentes (32 milliards de dollars au T1 2023), alimenté par un rebond des ventes publicitaires. Dans une moindre mesure, la publication d’Alphabet a elle aussi été saluée mais répond cette fois à l’annonce d’un plan de rachat d’actions pour le moins significatif (70 milliards de dollars).
Ces programmes constituent un soutien historique des valeurs américaines (850 milliards de dollars de rachats d’actions en 2021 pour les sociétés du S&P 500, 806 milliards de dollars en 2018) qui pourrait se matérialiser de nouveau ces prochains mois pour les sociétés les mieux capitalisées…
Du côté des valeurs bancaires, le contexte reste plus morose, dans le sillage de First Republic qui bute toujours sur la recherche du repreneur nécessaire à la cession d’une partie de ses actifs… La saison des résultats va s’intensifier (avec entre autres les publications de Caterpillar, Exxon Mobil ou Pfizer) et ainsi donner plus d’indications sur la résilience de certains secteurs au contexte économique (tensions inflationnistes et ralentissement économique).
Source : WiseAM, société de gestion du groupe Crystal
Crédits images : Adobe Stock
Achevé de rédiger par Guillaume Brusson le 27/04/2023
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