Pourquoi de plus en plus d’épargnants choisissent la gestion sous mandat pour leurs actifs financiers ?
L'une des évolutions majeures de la gestion d'actifs au cours de la dernière décennie est la démocratisation de la délégation. Longtemps réservée à une clientèle disposant de plusieurs centaines de milliers d'euros, la gestion professionnelle des actifs cotés est aujourd'hui accessible dès quelques milliers d'euros au sein d'un contrat d'assurance-vie.
Des niveaux de délégation accessibles à tous les patrimoines
Premier niveau : la gestion pilotée au sein des contrats d’assurance-vie français
La gestion pilotée constitue le point d'entrée de la délégation. Accessible à partir de quelques milliers d'euros, elle permet au souscripteur de choisir un profil de risque (équilibré ou dynamique) et de confier l'intégralité des décisions d'allocation à une société de gestion agréée par l'AMF (l’Autorité des Marchés Financiers).
L'univers d'investissement est constitué exclusivement de fonds collectifs : OPCVM (actions, obligations, diversifiés), ETF indiciels et fonds en euros. Le gérant mandaté arbitre entre ces fonds en fonction des conditions de marché, sans jamais s'écarter du profil de risque défini.
Ce premier niveau de délégation, c’est-à-dire la gestion pilotée offre :
- l'accès à l'expertise de gérants professionnels disposant d'équipes d'analystes et d'historiques de performance vérifiables ;
- l'adéquation permanente au profil de risque, assurée par des rééquilibrages réguliers ;
- la tranquillité d'esprit pour l'épargnant qui n'a pas à suivre les marchés au quotidien. Le mandat est par ailleurs révocable à tout moment, sans clôture du contrat.
Deuxième niveau : la gestion sous mandat au sein des contrats d’assurance-vie français
Pour des encours plus significatifs, la gestion sous mandat ouvre un univers d'investissement sensiblement élargi. Aux fonds collectifs s'ajoutent par exemple les titres vifs (actions cotées en direct sur les grandes places financières mondiales) ou les obligations en direct ainsi que des produits structurés dans certains cas.
À ce niveau, la personnalisation s'accroît, le reporting devient plus détaillé (classe d'actifs par classe d'actifs), et le dialogue avec le gérant peut être plus direct.
À noter que de nombreux contrats offrent également la possibilité de combiner gestion sous mandat et gestion libre au sein d'un même contrat, le souscripteur gardant la main sur une poche tout en déléguant le reste.
Troisième niveau : la gestion sous mandat au sein de contrats d’assurance-vie luxembourgeois
Le contrat d'assurance-vie luxembourgeois représente le degré ultime de la délégation personnalisée. À partir de 250 000 €, le souscripteur accède au Fonds Interne Dédié (FID) : un véhicule d'investissement créé spécifiquement pour lui, géré en gestion discrétionnaire par une société de gestion agréée. L'univers d'investissement y est sans équivalent : actions et obligations cotées, hedge funds, produits structurés, exposition multi-devises (euro, dollar, franc suisse, livre sterling).
Au-delà de la richesse de l'univers d'investissement, le contrat luxembourgeois se distingue par une protection juridique renforcée (triangle de sécurité du droit luxembourgeois, sans plafond d'indemnisation) et une portabilité internationale : si le souscripteur s'expatrie, le contrat le suit sans clôture forcée et s'adapte à la fiscalité de son nouveau pays de résidence.
Pourquoi les actifs cotés exigent une gestion active et des arbitrages réguliers ?
Pourquoi les actifs cotés exigent une gestion active et des arbitrages réguliers ?
La gestion sous mandat porte, dans l'immense majorité des cas, sur des actifs cotés : actions, obligations, fonds diversifiés. Ces actifs étant soumis à des variations permanentes, ils nécessitent un suivi régulier et des arbitrages fréquents afin d’adapter le portefeuille aux conditions de marché. La gestion sous mandat permet ainsi de déléguer à des professionnels les décisions d’investissement, dans l’objectif d’optimiser la performance tout en maîtrisant le risque.
Actifs cotés et actifs non cotés : deux philosophies de suivi radicalement différentes
Les actifs non cotés, tels que le Private Equity, la dette privée, l’infrastructure ou l’immobilier non coté, s'acquièrent pour plusieurs années, souvent une décennie. La gestion s'y réduit à une décision initiale d'engagement et à un suivi de la vie du fonds : il n'y a ni liquidité quotidienne, ni possibilité d'ajustement tactique, ni besoin de rééquilibrage. Cette inertie est d'ailleurs une caractéristique voulue, qui atténue l'impact des cycles courts.
Les actifs cotés fonctionnent sur une logique différente. Valorisés en temps réel et cessibles à tout moment, ils intègrent en continu l'ensemble des informations disponibles sur la croissance mondiale, l'inflation, les taux d'intérêt, les bénéfices des entreprises et les risques géopolitiques. Cette liquidité permanente, au-delà d’être un avantage de sortie pour l'épargnant, en fait un outil actif de gestion patrimoniale.
La rotation des performances : l’argument central pour la diversification et le suivi
Les performances annuelles par classe d’actif illustrent une vérité fondamentale : aucune classe d'actifs ne domine durablement.
- Les marchés émergents sont les meilleurs performeurs de 2017 (+34 %) et parmi les plus mauvais en 2018 (-17 %).
- Les matières premières s'effondrent en 2015 (-25 %) puis rebondissent en 2016 (+11 %) et surperforment encore en 2022 (+16 %), seule classe d'actifs à résister au choc de la hausse des taux.
- Les actions américaines triomphent en 2019 et 2024, mais subissent une correction sévère en 2022.
Un portefeuille diversifié (c’est-à-dire composé de plusieurs classes d'actifs) n’a pas vocation à être le plus performant sur une période donnée, mais vise avant tout à offrir un équilibre durable entre performance et maîtrise du risque. La qualité du pilotage et des arbitrages constitue ainsi un élément essentiel à sa pleine réussite.
À noter, que les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Le fonds en euros : une liquidité précieuse mais insuffisante face à l’inflation
Le fonds en euros : une liquidité précieuse mais insuffisante face à l’inflation
Le fonds en euros des compagnies d'assurance-vie françaises occupe une place singulière chez les épargnants français. Sa garantie en capital et sa liquidité totale1, puisque le souscripteur peut en sortir à tout moment sans pénalité, en font un instrument de gestion des liquidités précieux, notamment pour absorber les chocs de marché ou constituer une réserve de trésorerie en attente de réinvestissement.
Mais cette sécurité a un coût. La rémunération du fonds en euros est structurellement contrainte : constitué majoritairement d'obligations à taux fixes dont le stock ne se renouvelle que progressivement. Les rendements servis2 en 2025 (de l'ordre de 2,5 % à 3,5 % selon les contrats) sont certes meilleurs qu'en 2020 ou 2021, mais ils restent proches, voire inférieurs, à l'inflation courante en zone euro.
Or, l'inflation est un risque structurel souvent sous-estimé par les épargnants. Un épargnant investi à 100 % en fonds euros à 2,5 % dans un environnement où l'inflation s'établit durablement à 2,5 % à 3 % ne s'appauvrit pas en valeur nominale, mais perd en pouvoir d'achat réel. Au fil des années, cela représente un manque à gagner patrimonial considérable.
La résurgence inflationniste observée depuis 2021 (partiellement atténuée mais non éradiquée) rappelle cette réalité. Les actifs cotés et les actions en particulier, constituent la meilleure protection à long terme contre l'inflation : les entreprises peuvent répercuter la hausse des prix dans leurs revenus et leurs marges, et les dividendes croissent généralement avec l'activité économique nominale.
Toutefois, c'est précisément là que réside la complémentarité entre fonds en euros et actifs cotés en gestion sous mandat : le fonds en euros assure la liquidité défensive et la préservation nominale du capital, tandis que la poche composée d’actifs comme les actions ou les produits structurés assure la performance réelle et la protection contre l'érosion inflationniste. La gestion sous mandat permet ainsi de déterminer en permanence le dosage optimal entre ces deux composantes, en fonction du profil de risque et des conditions de marché.
La gestion de vos investissements requiert une approche sur-mesure
Au travers d’un mandat de gestion, la société de gestion que nous aurons sélectionnée s’engage à gérer vos actifs financiers conformément à vos objectifs de performance et à votre profil.
de mandats sous gestion
1 La garantie en capital porte sur le capital net investi, hors frais sur versements, sur arbitrages et hors prélèvements sociaux et fiscaux.
2 Rendements nets de frais annuels de gestion et hors prélèvements sociaux et fiscaux. Les rendements passés ne présagent pas des rendements futurs.
La gestion pilotée / sous mandat consiste à déléguer à un professionnel agréé la gestion de tout ou partie de son portefeuille selon un profil d’investissement prédéfini. Cette gestion repose notamment sur des arbitrages discrétionnaires réalisés sans validation préalable du client, dans le cadre du mandat confié.
Tout investissement comporte des risques, notamment un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.