Regards Croisés - Rencontre avec Nathalie Prieur, Directrice opérationnelle chez CGEFI
Julien Male, Directeur Général Adjoint en charge de l'international & outre-mer, a échangé avec Nathalie Prieur, Directrice opérationnelle chez CGEFI sur les spécificités des contrats d'assurance-vie luxembourgois et l'accompagnement par les équipes de CGEFI des Conseillers en Gestion de Patrimoine.
1. Pourriez-vous nous présenter votre rôle de directrice opérationnelle chez CGEFI au Luxembourg et les principales missions que vous pilotez au quotidien ?
1. Pourriez-vous nous présenter votre rôle de directrice opérationnelle chez CGEFI au Luxembourg et les principales missions que vous pilotez au quotidien ?
Je suis courtier au Luxembourg régulée par le CAA, résidente depuis 26 ans, et directrice opérationnelle de CGEFI. Mon rôle consiste à pratiquer une veille des marchés assureurs (offres, produits, solutions nationales françaises et internationales), au référencement des produits dits illiquides, au suivi des opérations sur contrats en relation directe avec mon équipe au back-office ainsi qu'à l’animation du réseau interne du groupe, et des rencontres régulières avec les assureurs.
Je suis également membre du conseil d’administration de l’APCAL (association des courtiers du Luxembourg), où j’ai intégré la commission Vie. J’assure également la gestion journalière de la société de courtage tant en matière réglementaire que comptable.
2. Dans quels cas le Luxembourg constitue-t-il aujourd’hui une solution particulièrement pertinente pour les clients patrimoniaux ?
Pour des clients souhaitant une sécurité de leurs avoirs et un accès à de nombreuses solutions d’investissement au sein des contrats d’assurance-vie et des contrats de capitalisation. Et qui veulent également bénéficier de l’architecture ouverte des multigestions et multidevises qu'offre le Luxembourg.
3. Quels sont, selon vous, les avantages clés des contrats d’assurance-vie luxembourgeois pour les clients français ou internationaux ?
La sécurité avec le triangle de sécurité et le super privilège unique en Europe, donc la possibilité de récupérer l’entièreté des fonds investis (sous réserve de fluctuation boursière) au jour J sont pour moi deux avantages d’un contrat d’assurance-vie luxembourgois.
La multigestion avec la possibilité d’avoir plusieurs asset managers et plusieurs banques dépositaires au sein d’un même contrat pour diversifier le risque, ainsi que les multidevises évitant des frais de change inappropriés selon la période et la possibilité de gérer des actifs dans ces mêmes devises, sont également d’autres avantages.
Et enfin, la portabilité du contrat est un élément clé, le client peut s’expatrier sans devoir clôturer son contrat, hormis si l’expatriation est aux États-Unis ou au Canada, et sous réserve de contraintes selon l’allocation.
4. Comment les équipes de CGEFI accompagnent-elles concrètement les Conseiller en Gestion de Patrimoine dans la structuration et le suivi des contrats luxembourgeois pour leurs clients ?
4. Comment les équipes de CGEFI accompagnent-elles concrètement les Conseiller en Gestion de Patrimoine dans la structuration et le suivi des contrats luxembourgeois pour leurs clients ?
Nous répondons à leur cahier des charges par une offre comportant si possible 3 assureurs, donnant ainsi au client le choix de l’assureur avec une mise à jour de l’actionnariat, de la collecte…
Nous nous chargeons également de récupérer les pièces justificatives, de pratiquer un contrôle réglementaire, de compléter la souscription, et de l’envoyer au client via la signature digitale.
Et bien entendu, nous assurons ensuite le suivi opérationnel du contrat tout au long de sa vie.
5. Quelles évolutions observez-vous actuellement dans l’utilisation des contrats luxembourgeois : diversification des supports, private assets, internationalisation des clients… ?
Le Luxembourg est devenu la première place financière d’Europe alors que par le passé, le Luxembourg était connu pour être un paradis fiscal. Le pays a signé des conventions fiscales avec les autres pays d’Europe afin de pouvoir proposer en toute légalité et réglementation des contrats lui permettant, suite à la visite du GAFI, de conserver son triple A, nécessaire pour être reconnu comme étant une place forte et sécurisante.
6. Selon vous, quelles seront les grandes évolutions du marché patrimonial luxembourgeois dans les prochaines années ?
Continuer à se doter de systèmes d’information et de digitalisation performants, accroître sa flexibilité en matière de solution proposée au sein des contrats. Une nouvelle circulaire vient d’être publiée permettant par exemple de référencer certains produits structurés en UC externe et de supprimer la validation systématique du régulateur pour la mise en place du FIC.
Les assureurs en coordination avec le CAA travaillent actuellement à alléger d’autres solutions rendant la possibilité à des clients moins fortunés de souscrire à des produits plus risqués.
7. Quel rôle joue aujourd’hui CGEFI dans l’écosystème patrimonial du groupe Crystal et dans l’accompagnement des Conseillers en Gestion de Patrimoine ?
7. Quel rôle joue aujourd’hui CGEFI dans l’écosystème patrimonial du groupe Crystal et dans l’accompagnement des Conseillers en Gestion de Patrimoine ?
CGEFI est la plateforme luxembourgeoise du groupe dédiée principalement à des clients HNWI et UHNWI, en offrant un service dédié et sur-mesure. En pleine expansion depuis plusieurs années, la production s’est intensifiée notamment en 2024 et 2025, suite aux mouvements géopolitiques incertains.
L’animation régulière des bureaux du groupe en France et à l’international enrichit la gamme pour les conseillers et leur permet d’acquérir les rouages suffisants pour parler du Luxembourg à leurs clients.
Le développement stratégique amorcé avec le rachat de QUALION basé également au Luxembourg va conforter CGEFI dans sa position de courtier incontournable au Luxembourg et au Bénélux.
Le mot de la fin : Quel conseil donneriez-vous aujourd’hui à un conseiller en gestion de patrimoine souhaitant mieux intégrer les solutions luxembourgeoises dans son offre ?
- Identifier les besoins du client, sa surface financière déterminante selon la circulaire 15/3 du CAA pour proposer les produits et ne pas créer de frustration si le client n’est pas admissible.
- Concentrer ses efforts sur des clients à haute valeur patrimoniale en mettant en avant la sécurité et l’architecture ouverte, l’offre sur-mesure, le conseil personnalisé, la possibilité d’accéder à une gestion par un asset manager selon son profil et, si besoin les bonus sur le fonds euros actuellement en vigueur.
- La possibilité selon la valorisation de son contrat, d’accéder au crédit Lombard via la banque dépositaire de son contrat. Crédit non affecté, intérêts prélevés sur le montant utilisé, pas de questionnaire médical, et remboursable à tout moment sur une durée de 1 an à 10 ans selon l’organisme bancaire.