L’ALLIANCE DE COMPÉTENCES POUR UNE EXPÉRIENCE PATRIMONIALE SINGULIÈRE
21 avril 2026

Le chiffre du mois : 100 milliards d’euros, le montant total des  « niches fiscales »  en France

Près de 100 milliards d’euros, c’est ce que représentent aujourd’hui le montant total des « niches fiscales » en France. C’est-à-dire, l’ensemble des avantages fiscaux octroyés aux contribuables français. Un montant considérable qui pourtant, au niveau individuel, ne permet pas de réaliser des économies substantielles. En effet, ces dispositifs subissent, d’année en année, des coups de rabot par les lois de finances successives, et sont, pour la plupart, plafonnés à 10 000 € par an, voire 18 000 € en cas d’investissements réalisés en outre-mer.

Quels sont les dispositifs les plus plébiscités par le contribuable français ?

Sur les 470 dispositifs recensés dans le Code général des impôts, le rapport annexé à la loi de finances pour 2025 fait le constat suivant :

Contrairement aux idées reçues, ces chiffres attestent que les dispositifs les plus coûteux sont aussi les plus diffus (emploi à domicile, dons, garde d’enfants), démontrant ainsi que les niches fiscales ne profitent pas uniquement aux foyers les plus aisés. En outre, ces dispositifs présentent malgré tout un intérêt certain pour l’État français parce qu’ils encouragent l’investissement, favorisent l’emploi et donc la dynamisation de certains territoires.

Ces dispositifs sont-ils pertinents dans le contexte budgétaire actuel ?

Dans un contexte de déficit public élevé, la question de la pertinence de ces niches demeure centrale dans le débat budgétaire. Si ces dispositifs (charges déductibles, réductions ou crédits d’impôt) constituent indéniablement des outils d’orientation économique en faveur de l’emploi, de l’investissement ou de la solidarité, leur efficacité réelle reste inégale et parfois complexe à évaluer.

Dès lors, l’enjeu pour nos élus n’est sans doute pas tant de les supprimer massivement mais de les recentrer, de les simplifier et d’en mesurer l’impact, afin de s’assurer qu’ils répondent pleinement aux objectifs économiques et sociaux qui justifient leur existence.

Mélanie Collu Directrice Family Office

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