Devenir rentier : « Certains choisiront de rester locataires pour faire de l'investissement locatif »
Quelle est l'erreur la plus fréquente de l'aspirant rentier ?
La plus fréquente est d'avoir une mauvaise appréhension de sa capacité d'épargne. Si l'on prend l'exemple d'une personne de 30 ans qui peut mettre 1.000 € de côté chaque mois, elle ne pourra pas pour autant consacrer l'intégralité de son épargne à l'objectif de devenir rentière. Une partie devra être consacrée à de l'épargne de précaution. Une autre proportion de cette épargne pourra être destinée à l'acquisition de la résidence principale, qui reste un objectif majeur. Le foncier étant très cher, en particulier à Paris, cela peut représenter un frein au démarrage. Certains profils choisiront ainsi de rester locataires pour faire de l'investissement locatif en cherchant à optimiser leur rendement grâce à l'effet levier du crédit.
L'immobilier n'est-il pas un peu risqué en ce moment ?
Cela reste un actif résilient. Même si ce n'est pas à 100 %, il y a une indexation des loyers sur l'inflation. La diversification est la base de notre raisonnement pour constituer un revenu futur et pérenne. S'appuyer sur l'immobilier est une stratégie favorable, mais le risque est de ne pas la faire évoluer. Certains de nos clients viennent nous voir à 55 ans avec une allocation qui n'a pas changé depuis dix ans, alors que leur situation familiale s'est fondamentalement transformée
Quelle est la meilleure stratégie pour devenir rentier ?
Il n'y a pas de vérité absolue. Cela dépend de l'âge que vous avez et de votre horizon d'investissement. La réponse ne sera pas la même selon que vous envisagiez de le devenir à 50 ans ou un peu avant la retraite. Certains prônent le « frugalisme » , c'est-à-dire réduire au minimum ses dépenses, mais c'est une approche contre-intuitive pour notre métier. Notre rôle de conseil en gestion de patrimoine est de déterminer les moyens à allouer à votre objectif et de vous aider à prendre des décisions, en investissant notamment dans des classes d'actifs auxquelles vous n'auriez pas forcément pensé, telles que le private equity. Le public s'en méfie, et parfois à raison, mais on peut difficilement passer à côté aujourd'hui, car le rendement est potentiellement élevé et le ticket d'entrée de plus en plus accessible, à partir de 1.000 €. Il faut donc avant tout être extrêmement sélectif dans les fournisseurs et la qualité des opérations réalisées. Enfin, il y a aussi les produits structurés, dont la qualité peut être très inégale mais qui offrent de la visibilité grâce à une protection à la baisse et un rendement visé prédéterminé.
Propos recueillis par Rémy Demichelis
Source : LesEchos.fr
Afin d'accompagner les experts-comptables dans leur adaptation aux nouveaux enjeux, le CEG, un think tank dédié à l'innovation , et Laplace, filiale du groupe Crystal, lancent une grande enquête nationale appelée « Missions de Demain » . L'objectif est d'identifier les services émergents qui créeront de la valeur demain.
Ils constituent un gage de sécurité face à l'insécurité fiscale actuelle.
La Paris Infraweek commence lundi prochain sous le titre "Un actif stratégique dans une mutation mondiale". Pour cette neuvième édition, 3 000 participants sont attendus du 3 au 7 novembre à Bercy. Ils assisteront à 50 sessions et à l'intervention de 250 experts internationaux.
Citywire France met à l'honneur les CGP reconnus dans le secteur ! Pour cette nouvelle édition, place à Benoist Lombard directeur général adjoint du groupe Crystal et président de Maison Laplace.
Depuis 2023, Crystal et Agarim proposent une offre d'investissement haut de gamme en nue-propriété, couplée à un fonds d'usufruit privé. Revue de détail avec Jean-Maximilien Vancayezeele, directeur général du groupe Crystal.
Pris en étau entre l'explosion de la dette publique, une instabilité politique chronique et des menaces fiscales récurrentes, les épargnants français n'ont jamais été aussi inquiets. Leur réflexe : chercher refuge dans l'assurance-vie luxembourgeoise, longtemps réservée aux grandes fortunes mais désormais en pleine démocratisation.