Publié le 24 août 2023

Devenir rentier :  « Certains choisiront de rester locataires pour faire de l'investissement locatif » 

Quelle est l'erreur la plus fréquente de l'aspirant rentier ?

La plus fréquente est d'avoir une mauvaise appréhension de sa capacité d'épargne. Si l'on prend l'exemple d'une personne de 30 ans qui peut mettre 1.000 € de côté chaque mois, elle ne pourra pas pour autant consacrer l'intégralité de son épargne à l'objectif de devenir rentière. Une partie devra être consacrée à de l'épargne de précaution. Une autre proportion de cette épargne pourra être destinée à l'acquisition de la résidence principale, qui reste un objectif majeur. Le foncier étant très cher, en particulier à Paris, cela peut représenter un frein au démarrage. Certains profils choisiront ainsi de rester locataires pour faire de l'investissement locatif en cherchant à optimiser leur rendement grâce à l'effet levier du crédit.

L'immobilier n'est-il pas un peu risqué en ce moment ?

Cela reste un actif résilient. Même si ce n'est pas à 100 %, il y a une indexation des loyers sur l'inflation. La diversification est la base de notre raisonnement pour constituer un revenu futur et pérenne. S'appuyer sur l'immobilier est une stratégie favorable, mais le risque est de ne pas la faire évoluer. Certains de nos clients viennent nous voir à 55 ans avec une allocation qui n'a pas changé depuis dix ans, alors que leur situation familiale s'est fondamentalement transformée

Quelle est la meilleure stratégie pour devenir rentier ?

Il n'y a pas de vérité absolue. Cela dépend de l'âge que vous avez et de votre horizon d'investissement. La réponse ne sera pas la même selon que vous envisagiez de le devenir à 50 ans ou un peu avant la retraite. Certains prônent le  « frugalisme » , c'est-à-dire réduire au minimum ses dépenses, mais c'est une approche contre-intuitive pour notre métier. Notre rôle de conseil en gestion de patrimoine est de déterminer les moyens à allouer à votre objectif et de vous aider à prendre des décisions, en investissant notamment dans des classes d'actifs auxquelles vous n'auriez pas forcément pensé, telles que le private equity. Le public s'en méfie, et parfois à raison, mais on peut difficilement passer à côté aujourd'hui, car le rendement est potentiellement élevé et le ticket d'entrée de plus en plus accessible, à partir de 1.000 €. Il faut donc avant tout être extrêmement sélectif dans les fournisseurs et la qualité des opérations réalisées. Enfin, il y a aussi les produits structurés, dont la qualité peut être très inégale mais qui offrent de la visibilité grâce à une protection à la baisse et un rendement visé prédéterminé.

Propos recueillis par Rémy Demichelis

Source : LesEchos.fr

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