Immobilier résidentiel en France métropolitaine : 2025 marque le retour des signaux positifs !
Avec un point bas qui peut désormais être considéré comme passé, le marché immobilier enregistre une reprise des volumes de transactions, de l’usage des crédits, ainsi qu’un retour d’investisseurs institutionnels internationaux, et enfin une stabilisation (voire une légère augmentation) des prix des logements anciens.
Mais pourquoi l’année 2025 est-elle considérée comme une année de « normalisation » sans pour autant marquer une reprise et un nouveau cycle immobilier ?
Facteurs macroéconomiques et sous-production de logements neufs : des tensions persistantes sur le marché résidentiel
Facteurs macroéconomiques et sous-production de logements neufs : des tensions persistantes sur le marché résidentiel
L’environnement macro-économique international et français a continué de générer de l’incertitude, d’impacter la confiance des ménages et, avec elle, leur capacité à se projeter dans la réalisation d’un investissement immobilier1. Ce contexte anxiogène entretient un climat d’attentisme, les prochains mois seront déterminants à la suite de l’adoption du statut du bailleur privé.
En effet, ce nouveau statut, aussi appelé dispositif Jeanbrun, affiche des ambitions fortes en matière de création de logements (+ 50 000 logements par an) afin de répondre à des besoins locatifs toujours plus importants, avec l’objectif de réactiver l’investissement locatif des particuliers.
L’impact de ce nouveau dispositif est spécifiquement attendu sur le marché du neuf, qui a atteint en 2025 son point historiquement bas, avec des ventes aux investisseurs particuliers qui ont chuté de moitié (92 352 transactions, dont moins de 10 000 réalisées par des investisseurs, contre, en moyenne sur les cinq dernières années, 117 000, dont 24 %, soit environ 28 000 réalisées par des investisseurs)2.
Des signaux de reprise mesurés mais désormais visibles
Des signaux de reprise mesurés mais désormais visibles
Hausse des volumes de transaction
Après deux années de volumes de transactions historiquement bas, 2025 renoue avec un niveau en hausse d’environ 12 %. Les Notaires de France estiment, fin décembre 2025, que 945 000 transactions ont été réalisées en France métropolitaine, ce qu’ils qualifient de « reprise prudente » 3, car loin des cycles précédents.
Ces volumes ont notamment pu être réalisés grâce à la production de crédits à l’habitat. Même si l’anticipation favorable des évolutions de taux attendues par les Français a été contrariée (taux non pas baissiers mais stables depuis mi-2025 et à 3,08 % en moyenne en décembre 2025), la production de crédit a bondi, selon la Banque de France, de 33 % en 20254, bénéficiant en particulier aux primo-accédants.
Retour des transactions institutionnelles
Autre indicateur favorable : le retour de transactions institutionnelles d’envergure, y compris de la part d’investisseurs étrangers. En effet, 4,3 Mds€5 ont été investis sur l’ensemble de l’année 2025, soit 29 % de plus qu’en 2024, et la part des investisseurs étrangers représente désormais 40 % des investissements réalisés.
Évolution des prix des logements anciens
Les prix des logements anciens ont également évolué à la hausse sur les douze derniers mois, mais modestement, et toujours avec des disparités selon la nature des actifs (appartements vs maisons) et les territoires. Sur un an (entre le 3e trimestre 2024 et le 3e trimestre 2025), les logements en France ont vu en moyenne leurs prix augmenter de 0,7 % (+1,3 % pour les appartements et +0,2 % pour les maisons anciennes), et les projections issues des avant-contrats confortent cette tendance sur le début 2026.
En synthèse
Le marché résidentiel français semble progressivement sortir de sa phase d’ajustement. Sans parler encore de reprise franche, les conditions se normalisent et redonnent de la visibilité aux projets immobiliers. 2026 pourrait constituer un point d’entrée immobilier intéressant, à condition de sélectionner avec pertinence tant l’emplacement que l’opération ciblée et la nature du dispositif, en fonction de sa stratégie patrimoniale.
[1] Insee - Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages - janvier 2026 . L’Insee indique qu’au 4ème trimestre 2025 la confiance des ménages a semblé plus stable (90) mais est restée en dessous de sa moyenne de longue période (la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025).
[2]Observatoire de la Fédération des promoteurs Immobilier – conférence de presse du 12 fév 2026
[3]Notaires de France - Note de conjoncture immobilière JANV 2026
[4]Banques de France - Statistiques Crédits aux particuliers - 2025-12 Mise en ligne le 9 Février 2026
[5] JLL - Etudes et Recherche, Investissement Résidentiel - T4 2025