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Déficit budgétaire : quels sont les nouveaux leviers fiscaux pour l’État ?
En 2025, le déficit budgétaire de l’État a atteint 124,2 Md€, soit une réduction de 31,7 Md€ par rapport à l’année précédente.
Pour tenter de réduire ce déficit, le gouvernement a mis en place de nouveaux impôts destinés aux contribuables particuliers et à leurs sociétés holdings : la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) en 2025 et la taxe sur les holdings en 2026.
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)
Instaurée en février 2025, la CDHR vise à garantir une imposition minimale de l’ordre de 20 % des revenus perçus (hors prélèvements sociaux).
Pour accélérer le recouvrement de ce nouvel impôt, un acompte de 95 % devait être versé entre le 1er décembre et le 15 décembre 2025 (avec une tolérance jusqu’au 24 décembre 2025 pour cette première année).
Ainsi, les contribuables doivent estimer l’ensemble des revenus perçus sur une année et payer cet acompte, même si les revenus n’ont pas encore été effectivement encaissés.
En outre, en cas de défaut de déclaration dans les délais ou si l’écart entre l’acompte versé et l'acompte dû excède 20 %, une majoration de 20 % s’applique au montant de la CDHR.
Au-delà des modalités de recouvrement particulières, la méthode initiale de calcul de la CDHR concernant les revenus dits « exceptionnels » permettait, en pratique, d’en être exonéré pour l’année 2025 lorsque le caractère exceptionnel des revenus était reconnu. Cette spécificité pourrait expliquer, au moins en partie, les montants recouvrés inférieurs aux prévisions, comme l’a relevé la Cour des Comptes[1].
Cette situation a évolué avec l’adoption de la loi de finances pour 2026 qui a modifié la méthode de calcul applicable aux revenus exceptionnels et a permis la prorogation de la taxe jusqu’à l’année au cours de laquelle le déficit général sera inférieur à 3 % du PIB.
On devrait donc constater une augmentation du nombre de contribuables soumis à la CDHR en décembre 2026 et ainsi, une amélioration sensible des recettes fiscales.
La taxe sur les holdings
La taxe sur les holdings
S’agissant de la taxe sur les holdings, plus récemment instaurée, elle sera déclarée pour la première fois en 2027 et ses premiers effets pourront être mesurés en 2028.
les points clés à connaître
Enfin, il convient de rappeler qu’en matière de contrôle fiscal, l’administration fiscale est devenue beaucoup plus efficace[2], notamment grâce à la création de pôles spécialisés, à l’utilisation de l’IA et du data mining, ainsi qu’à l’adaptation des procédures aux caractéristiques des dossiers contrôlés. Ainsi, en 2025, comme en 2024, la DGFIP a encaissé 11,4 Md€ contre 10,6 Md€ en 2023.