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ACTUALITÉS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES

Laplace de l’info semaine n°29

Récapitulatif de la semaine 29

LE GAZ COULE À… DEMI-FLOT


La tension restait pour le mois palpable ces derniers jours en provenance du front énergétique de l’Euroland… Les investisseurs ont guetté cette semaine tous signal précurseur, dans l’attente de l’annonce ô combien stratégique de réouverture du gazoduc Nord Stream 1… qui était fermé depuis 10 jours pour cause de maintenance. Les responsables politiques européens, ministre de l’Économie allemand en tête ont d’un côté affiché ces derniers jours leurs craintes que Moscou profite de la situation pour arrêter durablement ses livraisons de gaz. Pour Robert Habeck, Moscou a clairement utilisé « l’arme du gaz » contre le Vieux Continent dans le but de sanctionner le soutien à l’Ukraine… Pour ne rien arranger, l’entreprise Gazprom avait prévenu ses clients européens la semaine dernière de se préparer à une nette baisse de ses livraisons à destination du Vieux Continent en « cas de force majeur ». Rappelons qu’il transite par ce gazoduc, près du tiers des 150 milliards de mètres cubes importés de Russie chaque année (qui représentent eux-mêmes 40% des importations de gaz en Europe) ! Alors que les pays européens se préparent déjà à un hiver difficile susceptible de voir l’industrie ou même les ménages subir un rationnement de leur consommation d’énergie, le coût de l’approvisionnement en gaz naturel, déjà très élevé, pourrait continuer de grimper : les importations de gaz liquéfié depuis la péninsule arabique ou les Etats-Unis subissent en effet des coûts logistiques bien plus importants en l’absence de gazoducs dédiés. Dans le scénario du pire, l’hypothèse d’une coupure totale des robinets par Moscou aurait pu selon les estimations peser 3,8 points de PIB sur la zone euro pour l’année 2023… 
Il est donc peu de dire que la réouverture annoncée ce jeudi par la voie d’un porte-parole de l’opérateur du gazoduc, si elle ne règle pas tous les défis, a tout de même nettement contribué à rassurer les observateurs… et donc détendre quelque peu les prix du gaz européen (-5%) ! La présidente de la Commission Européenne, Ursula Von Der Leyen, a tout de même proposé un rationnement du gaz à hauteur de 15% (sur la base du volontariat mais qui pourrait devenir une contrainte), déclarant au Parlement que la Commission réfléchit à l’hypothèse d’un arrêt total des livraisons de gaz par le Kremlin… signe que tous les scénarios restent envisagés. A suivre…

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L’autre actualité de la semaine tournait comme souvent autour de la banque centrale de l’Euroland dans un contexte toujours empreint de tensions inflationnistes mais également de nouvelle crise politique en Italie… L’institution allait -elle maintenir sa prudence, et donc son plan de normalisation graduelle… ou au contraire se montrer plus offensive et opérer un resserrement plus marqué avec une hausse de 50 points de base ? La peur de l’inflation a semble-t-il primé sur les craintes de ralentissement économique puisque le scénario perçu comme le moins probable par les économistes… l’a finalement emporté : les taux d’intérêts ont été relevés de 50 points de base, alors que l’inflation atteint des niveaux records en zone Euro. Les derniers chiffres publiés la plaçait en effet à un niveau record de 8,6%… soit une tendance toujours haussière. Il est par ailleurs plus que probable que la banque centrale poursuivre son action ces prochains mois et relève ses taux graduellement lors de ses prochaines réunions.
Rappelons que cette problématique ne concerne qu’une partie du casse-tête des gouverneurs de la BCE, puisqu’elle doit à la fois freiner l’inflation… et éviter une envolée des coûts de financement des pays les plus endettés de la zone euro. Sur ce dernier point, le dernier outil de la BCE appelé TPI pour « Transmission Protection Instrument » devrait permettre à l’institution d’acheter des titres de dettes des pays européens les plus fragilisés avec les remboursements d’anciens titres de dettes d’autres pays. Ce mécanisme devrait permettre ainsi du juguler un écartement trop marqué des « spreads » des pays périphériques européens, évitant par la même occasion une nouvelle création de liquidités au niveau de la BCE.

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